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Full text of "Mission en Palestine et en Phénicie: entreprise en 1881 : cinquième rapport"

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302143249S 



MISSION 



EN PALESTINE ET EN PHÉNICIE 



ENTREPRISE EN 1881. 



MISSION 
EN PALESTINE ET EN PHÉNICIE 

ENTREPRISE EN 1881. 
M. CH. CLERMONT-GANNEAtl, 

UlCm ÏICB-OOJIBDL DE rHiBOI i lArr», CORHÏWOBDtKT DK LIIKTITDI, 
nCKJTAIKE - I 



CINQUIÈME RAPPORT. 



T DIS ÂIUIBIVKS DES MISSIONS SCIENnFIQUES ET 

TROiaiiMi tint. — Tom oiuJiKs. 



PARIS. 

IMPRIMERIE NATIONALE. 

M DCCC LXXXIV. 




1 4 NOv i958 



MISSION 



EN PALESTINE ET EN PHÉNICIE 



ENTREPRISE EN 1881. 



CINQUIEME RAPPORT. 



Paris, le 8 février 188 a. 

Monsieur le Ministre, 

Conformément aux instructions contenues dans la lettre que 
vous m'avez fait Thonneur de m'écrire à la date du 19 mars 1881, 
en me confiant la mission archéologique dont je viens de m'ac- 
quitter en Syrie, j'ai Thonneur de vous adresser un rapport gé- 
néral sur Tensemble des recherches exécutées et des découvertes 
faites au cours de cette mission , aujourd'hui terminée. 

Je commencerai par rappeler pour mémoire les quatre rapports 
partiels que j'ai eu l'honneur de vous envoyer successivement 
pendant mon séjour en Orient, et qui sont consacrés à quelques 
points de détail ^. Le loisir m'a manqué depuis pour continuer à 
vous tenir régulièrement au courant des travaux .qui absorbaient 
tout le temps que j'y pouvais consacrer. Mais ce silence forcé 
n'avait pas pour cause l'inaction, bien au contraire. 

Débarqué à Jaflfa le 3i janvier 1 881, je m'y suis embarqué le 
3 1 décembre pour revenir en France. 

Ma mission malheureusement ne s'est pas faite, je dois le dire, 
dans des conditions aussi favorables que je l'aurais désiré. 

* Archives des Missions scientifiqnes et littéraires , 3* série, t. IX, p. 277-321. 

5 



laf 



52 



Les débuts , comme vous ne Tignorez pas , Monsieur le Ministre, 
en ont été particulièrement difficiles. A peine arrivé, je suis tombé 
gravement malade, atteint du typhus. Dès que Tétat de mes forces 
me l'a permis, je me suis mis à Tœuvre, faisant tous mes efforts 
pour regagner le temps perdu. Mais je devais compter, d'autre part, 
avec les exigences du service consulaire dont j'étais chargé à Jaffa, 
exigences qu'il m était souvent malaisé , parfois impossible de con- 
cilier avec les nécessités de mes recherches. 

Néanmoins cette inîssion, pour n*avoir pas été aussi féconde 
qu'elle eût pu l'être dans d'autres conditions, n'a pas été sans 
fruits. Quelques-uns des résultats des nouvelles explorations que 
j'ai entreprises sur ce terrain de Syrie , d'autant plus intéressant 
pour l'archéologue qu'il semble plus rebelle à l'archéologie, con- 
stitueront, si je ne m'abuse, de véritables gains pour la science. 

Je crois devoir d'abord indiquer succinctement la région sur la- 
quelle s'est exercée principalement mon action. Je ferai ensuite 
une sorte de statistique rapide des éléments matériels et autres 
documents que j'y ai pu recueillir. 

Les diverses localités que j'ai explorées ou visitées en 1881, 
quelques- unes à plusieurs reprisés, sont : 

Jaffa et ses environs immédiats, qui ont été naturellement de 
ma part l'objet d^ùne étude suivie et approfondie; la nécro- 
pole judéo-grecque de l'ancienne Joppé, à Suknet- Abou-khir, 
dont j'avais reconnu l'emplacement huit ans auparavant; Djéhéliyé, 
Hadjar-Çâdem, Ech-Chouhada, Sélémé, Djaloûs , Soumméil, ^Ahd- 
en-Neby, Cheykh-Moa^ ennès , le fleuve de la Audjè, Djelll; le sanc- 
tuaire de Sîdna 'Aly; Arsoûtf, l'antique ApoUonias, où j'ai, entre 
autres découvertes, obtenu la vérification matérielle d'une conjec- 
ture que j'avais éMise autrefois , a savoir qu'Arsouf n*est autre 
chose qtie la ville sainte de Reseph, V Apollon phénicien; Beit-De- 
djati, Siitna-Néjisé , Dâdjoùn; le sanctuaire et le fleuve de Nehy-Roû- 
hîn; l'ancien port de Yebna ( Yamné) ; Ramlé, Lydda-Diospolis , Gezer, 
Niûnè, Sarfend, 'Aqer (l'antique Ekron), ^Amwâs (Emmaûs-Nico- 
polis), Lâtroûn, Qouhàb, Cheykh-Ma^ allé , ^ Adjendjoûl , MYàd-Ahoa- 
Roûs, Qariet-Ahoù'Ghaûch , Qalaûnyè, Jénisalem et, aux environs, le 
Mont des Oliviers, la Vallée de Josaphat, le mausolée dit Tombeaux 
des Rois, la Fontaine de la Vierge, la Piscine de Siloé et le canal 
creusé dans le roc qui réunit la source à la piscine; Nehy Daoùd 



— 53 — 

(le Cénacle), le village de Selouân, EWAzariyè (Béthanie), El-Ha- 
dahè, Enkâché, Deir-el-Mousallahè (Sainte-Croix), Bethléem, le 
Mont Carmel^ Haifa, Saint-Jean-i'Acre (Ptolémaîs), le fleuve de 
Nà'mân, le sanctuaire de Neby-Sâleh, Saida (Sidofi) et ses nécro- 
poles , enfin Beyrouth. 

En dehors des recherches archéologiques, qui étaient mon 
principal objectif, j'ai pu faire quelques intéressantes constatations 
topographiques. Par exemple, certaines localités mentionnées ci- 
dessus ne figurent sur aucune des cartes les plus récentes de la 
Palestine, pas même dans le grand Map of Palestine, que vient de 
publier le Palestine Exploration Fund, et qui est incontestablement 
la meilleure de toutes. Parmi ces desiderata topographiques, je si- 
gnalerai Hadjar-Qàdem, Tell-Younès (entre JaBa et Tancien port 
de Yamné), Ech-Chouhada, Dâdjoun, qui représente le véritable 
emplacement de la Beth-Dagon de YOnomasticon, ainsi que je Tai 
déjà démontré dans mon rapport n° 2. 

A ces diverses localités il convient d'ajouter les suivantes, que 
je n'ai pas eu l'occasion d'explorerdirectement , au moins au cours 
de cette dernière campagne, mais qui m'ont fourni un notable 
contingent d'antiquités : 

Ascalon, Medjdel, Hamâmè, Gaza, Tell-el-^Adjoùl, Moghàr près 
â*Ekron, Yâlo (Ayalon), Mâlha, des environs de Jérusalem, Jéri- 
cho, le pays de Karak d'outre Jourdain , Césarée, Sébaste (Sama- 
rie), Yerka, Tyr, le fleuve du Chien, Beit Meri (Liban), Tripoli, 
Amrith, Tortose, Latiakié, Baalheck, diverses localités du Hauran 
et de la Syrie centrale, Palmyre, Orfa, Balanée, Chypre, Bffbdes, 
Yenichehr, Tc/ia/iiar-JTwar (Ascania d'Asie Mineure). 

Je ne crois pouvoir mieux faire, pour donner une idée générale 
des principaux résultats de cette mission , que de dresser le cata- 
logue des objets qui en proviennent. Ce catalogue, très sonunaire 
et nécessairement provisoire, comprend un ensemble de 2 6d nu- 
méros, répartis en deux séries distinctes : I et IL 

La première, qui compte 112 numéros, renferme la liste des 
monuments recueillis en originaux. 

La seconde, qui compte 162 numéros, renferme la liste des 
monuments ou des sites dont j'ai dû me borner à prendre des re- 
productions. 



n . 



— 54 — 

• 

Les monuments originaux, à Texception de trois ou quatre qui 
sont restés à Jafia, ont été rapportés par moi à Paris, où ils se 
trouvent à la disposition de TEtat, en attendant d'être incorporés 
k nos collections nationales. 

Les reproductions consistent en estampages, photographies, 
dessins, calques et croquis «moulages et empreintes, dont le relevé 
donn** '. 

Estampages 72 

Clichés photographiques lU 

Photographies 3o 

Dessins ou croquis ; 3 1 

Moulages ou empreintes ^7 

Total 2o4 

Pour plus de commodité, j'ai consacré à chacune des deux 
séries I et II un numérotage distinct. Les numéros répétés ne font 
donc pas double emploi. 

L'ordre dans lequel se succèdent les monuments n'a absolument 
rien de systématique, l'inscription s'étant faite, pour la plupart, 
au fur et à mesure des entrées. 

C'est pourquoi je pense qu'il ne sera pas inutile de dégager à 
l'avance de ce catalogue et de signaler certains groupes naturels 
qui méritent d'être envisagés isolément. 

Je n'ai pas besoin de dire que les descriptions rapides données 
dans le catalogue ne sauraient tenir lieu des dissertations plus ou 
moins détaillées auxquelles prêtent ces monuments, dissertations 
que je me réserve d'aborder plus tard dans un ouvrage spécial. Il 
ne faut donc considérer ce rapport que comme le simple inven- 
taire des matériaux qui seront ultérieurement mis en œuvre pour 
ce travail indispensable. 

Si Ton considère les monuments sous le rapport du genre au- 
quel ils appartiennent, on constate l'existence de : 

I. - STATUETTES OU BAS-RELIEFS DE BRONZE. 

Vingt-trois numéros : 

Série 1 : 1, 7, 28, 55, 68, 1 1 1. 

Série II : 81, 92, 95, gS bis, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, io3, 
io4> 106, 107, 108, 125. 



— 55 — 

IL - SCULPTURES SUR PIERRE. 
Treize numéros : 

Â. Roi«iDES-BOSSES (six numéros) : 
Série I : 3, 87. 
Série II: 80, 110, 111, 131. 

B. Bas-reliefs (sept numéros) : 
Série I : 4, 20, 76, 106. 
Série II : 91, 109, 127. 

III. - VASES ET LAMPES DE TERRE CUITE ». 

Cinquante-sept numéros : 

Série I : a5, 29, 3o, 3i, 3a, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 4o, 4i, 4a, 
43, M 1 45, 46, 47, 48, 49, 5o, 5i, 5a, 5a bis, 53, 54, 55, 56, 
57, 58, 59, 60, 61, 63, 64, 65, 80, 81, 83, 84, 85, 101, io3, 
io4, io5. 

IV. - OSSUAIRES ORNEMENTÉS, SANS INSCRIPTIONS*. 

Quatre numéros : 
Série I : 12. 
Série II : 77, 78, 79. 

V. - OBJETS DIVERS. 

Vingt-sept numéros : 

Sériel : 5 (ciseau de pierre), 17, 18 (paire de chapiteaux), 19 (frag- 
ment de vasque de pierre) , a 1 (fragment de vase de pierre) , a a (pom- 
meau de dague des Croisés) , a 8 (alabastrum ) , 6a (grand plat de bronze 
juif) , 66 (scarabée phénicien) , 67 (cylindre hiéro^yphique) , 69 (fiole 
de verre) , 9a (monnaie d'argent) , 94 , 10a (perle de métal) , 108, 109 
(mosaïque de Tyr). 

Série II : 67 his (empreintes de gemmes diverses), 68, 69, 70, 71, 7a , 
8a (antéfixe de terre cuite), 90, io5, 116 (mosaïque d'Edesse), ia6 
( monnaie inédite de Joppé). 

^ Les lampes étaient au nombre de vingt. Il n*en reste plus actuellement que 
dix-huit, deux ayant disparu depuis le transport de la collection à Paris. 

' La section des inscriptions comprend, en outre, un certain nombre d*os- 
suaires également inédits , portant des épigraphes grecques et hébraïques. 



— 56 — 

L'épigraphie , qui constitue le groupe suivant, forme dans cette 
collection une partie importante. Elle compte i55 numéros, dont 
Jérusalem représente presque un sixième. Il suffit, pour constater 
les progrès faits par l'épigraphie de la ville sainte, de se reporter 
à ce qu'en disait, en i864, M. de Vogué dans son beau livre inti- 
tulé : L& temple de Jérusalem : « De toutes les villes antiques, Jéru- 
salem est celle qui a fourni le moins d'inscriptions; presque toute 
la collection tient sur une seule feuille ^. » Si l'on ajoute aux nou- 
velles inscriptions hiérosolymitaines que je rapporte de ma der- 
nière mission celles que j'y ai découvertes antérieurement, de- 
puis 1867, ce sont aujourd'hui des pages entières que l'on peut 
remplir, et, dans le nombre, se trouvent des textes d'une valeur 
capitale. 

Les inscriptions que j'ai recueillies en 1881, soit à Jérusalem, 
soit ailleurs, se distribuent en huit classes :A,B, C, D, E, F, 
G, H. 

VI. - ÉPIGRAPHIE. 

Cent cinquante-cinq numéros : 

A. Inscriptions phéniciennes (cinq numéros) : 
Série I : 26, 66 (?). 

Série II : 65, 67, 94. 

B. Inscriptions hébraïques en caractères archaïques (trois nu- 
méros) : 

Série II : 20, 5o, 78. 

C. Inscriptions en hébreu carré (dix numéros) : 
Série I : 71. 

Série II : 5, 9, 11, 26, 27, 76, 117, 128, 182. 

D. Inscriptions grecques, gréco-romaines, judéo-grecques, byzan- 
tines (quatre-vingt-dix numéros) : 

Série 1:2,6, 11, i3, i4, i5, 16, 17, 19, 24, 70, 72, 78, 74, 76, 
77' 78» 79'9i'9^^ iio- 

Série II :i, 2, 3,4, 6, 7, 8, 10, 11,12, i3, i5, 18, 19, 24, 25, 28, 
29, 3o, 3i, 3i bis, 32, 33, 34, 36, 87, 38, 39, 4o, 4i, 42, 43, 
44, 46, 47, 48, 5i, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 83, 119, 120 A etB, 

^ C est-à-dire se réduit à une dizaine de numéros. 



— 57 — 

i!i2, 133, 137, 139, i3o, i33, i34, i35, i36, 137, i38, 139, 
i4o, i4i» lAa, i43, iA4, i45, i46, 147, lAg, i5i, i53. 

Ë. Inscriptions romaines (quatorze numéros) : 
Série I : 8, 9, 10, 27, 86, 88, 89, 90. 
Série II : 3i, 49, Ôg, 7^, i48, i5o. 

F. Inscriptions des Croisés, latines ou françaises (dix numéros) : 
Sépie I : 106, 107. 

Série II : i4, 23, 84 A et B, 85, 86, ii3, ii4, 11 5. 

G. Inscriptions coupiques (sept numéros) : 
Série I : 95, 96, 97, 98, 99, loo. 

Série II : 33. 

H. Inscriptions diverses (dix-neuf numéros) : 

Série II : 16, 17, 35, 45, 56 (palmyrénienne), 60, 61, 62 , 63 (fausse 
moabite), 64, 66, 75 (arménienne), 77 (fausse moabite), 87, 88, 
113 (assyrienne), 116, 118, 119. 

Enfin je classerai dansr un dernier ^oupe certains documents 
utiles pour Tarchéologie ou la topographie, et ne faisant pas double 
emploi avec les reproductions constituant la série If : 

VIL - VUES, CROQUIS, PLANS, ETC. 

Cinq numéros : 
Série II : 89, 93, 134, i3i, i33. 

Veuillez agréer; Monsieur le Ministre, Thommage de mon res- 
pect 

Ch. Clermont-Ganneau. 



58 — 



CATALOGUE SOMMAIRE 

DES OBJETS 
PROVENANT DE LA MISSION DE M. CLERMONT-GANNEAU (J881). 



Série I. 
MONUMENTS ORIGINAUX. 



1. 

Bronze. — Ascalon (?). 

Statuette d'Osiris, style égyptien. Le dieu coiffé du bonnel co- 
nique à bouton, flanqué des deux plumes, tenant le fouet et le 
crochet. Plate. Usée par le frottement et incomplète par en bas. 
Hauteur, o™ 06 5. 

2. 

Marbre. — Jaffa. 

Titulus funéraire judéo-grec; provient de la nécropole antique 
de Joppé, dont j'ai signalé dès iSyS remplacement dans les jar- 
dins entourant la ville, à Saknet-Abou-K'bîr. Deux lignes. Épitaphe 
d'Ézéchias, (ils de Lévi. 

3. 
Marbre. — Sébaste (Samarie). 

Tête de statue colossale : femme. Beau style grec ou gréco-ro- 
main. Mutilée. Hauteur, du menton à la naissance des cheveux, 
o" 3o. Trou destiné à recevoir un goujon métallique. 

(Gravée, pi. II, A.) 



•4. 
Marbre. — Artottf{ApoUomai). 

Fragment de bas-relief. Jambe de devant et jambe de derrière 
d'uD cheval, avec ferrares à cloiu tris apparentes, semblables à 
celles qui sont encore usitées de nos jours en Syrie (fer plein). Do- 
cument très important pour la question archéologique, si contro- 
versée, de l'emploi, par les anciens, des fers à clous. 
(CMïë.pl. 1I,B.) 

5. 
Pierre dure (jadéite ?). — Baalbek [Hiliopolit de Syrie]. 

Petit ciseau de pierre dure polie, admirablement taillé. L'un 
des plus beaux spécimens connus de l'âge de pierre en Syrie. 
Longueur, o" o35. 



Traque portant une inscription grecque chrétienne. Épitaphe 
de Georgios, d'Anastasia et de leurs enfants. Quatre lignes. 

7. 
Bronw. — ïâlo? (Ayalon). 

Lion accroupi, rugissant. Bronze coulé creux. Hauteur, o™ 07. 
Ëpoque douteuse. 



Teire coile. — Beit-Djâla ou Jériualim. 
Brique estampillée au timbre de la X° légion Fretensis, laissée 



— 60 — 
en garnison à Jérusalem après la prise de celle vilte par Titus. 
Troisième exemplaire à ajouler aux deux preaiiers que j'ai décou- 
verts el publiés ea 1872 '. L'estampille de cette nouvelle brique, 
LXF, est, d'ailleurs, une variante nouvelle des deux précédentes. 
Brique plate, carrée, mesurant C" 18x0^ 17. 



Calcaire. — Emmaûs-Nicopotis (lËmuiâî). 

Fragment d'inscription romaine, sur un gros bloc épais 
équarri. Trois lignes. Inscriplion impériale. 



WdWpfïîh 

' Depuis j'en ai relevé trois aulre* : une, Jécouverte jiBr moi eti 1874, 
Taisant actuellement partie de la ndlection du Palestine Exploration Fond; 
second eiemplaire, dant la tnéme collection; une troisième brique, publiée 
t pai' M. Gutbe, qui n'en avait pv d'abord saisi la signification. 



Calcaire. — Emmaâs-Nicopolis ['Attwas). 
Fragment d'inscription romaine. Pierre moulurée. Trois ligi 



Calcaire. — JérasaUm. 

Inscription grecque chrélienne sur uoe grande dalle en calciiirc 
dur, brisée en haut et en baS. Trois lignes dans un cartouche à 
oreillettes triangulaires. Au-dessous, grande croix en relief. L'in- 
scriplion, bien que partagée eu deux par une cassure, est Intacte. 
Epitaphe d'une supérieure d'un monastère, probablement armé- 
nien, du moni des Oliviers. 




Calcaire tendre (nôri). — JéroMlem. 

Ossuaire juif, provenaDt des environs immédiats de Jérusalem. 
Décoré, sur trois de ses faces, d'ornements en relief, particularité 
très rare sur ces sortes de monuments '. Le couvercle est brisé. 
Hauteur, o™ 3o; longueur, o" 57. 



13. . 
Calcaire. — Jérusalem. 

Fragment d'inscription grecque de l'époque byzantine, prove- 
nant du terrain du Morislan (ancien établissement des chevaliers 
de l'Hôpital de Saint-Jean). Quatre lignes. 

Calcaire. — QaUiùiiyè (près de Jérusalem). 

Fragment d'inscription grecque ou latine, où l'on ne voit plus 
que les caractères NIA, terminant peut-être le nom antique de la 
localité, Colonia. 



' Cf. n'Il. 79, AclB, 



Marbre. — Emmaûs-Nicopolis ['Amwas). 

Fragment d'inscription grecque. Deux lignes. A la première : 
nOA, appartenant peut-être au mot NIKOnOAlC, nom gréco- 
romain d'Emmaûs. 




16. 
Marbre. — Bûmfc-(?}. 

Fragment d'iascription grecque de l'époque byzantine. Cinq 
lignes. Provenance incertaine. Vient peut-être de Lydda, ville voi- 
sine de Ramlé. 

17. 
Marbre. — Nfâm (au sud de Hamlé). 

Chapiteau de pilier. Forme et ornementation curieuses. Sur 
l'un des calés [le chapiteau est quadrangulaire], dans une cou- 
ronne, est gravée la formule 6IC 6€0C, un seul Dieal identique 



à celle du chapiteau ionien à inscription bilingue, grecque et 
hébraïque, trouvé à Emmaùs' et étudié dans mon rapport n" i ^, 
dont il vient conGrmer les conclusions. 



n 11 du cakalugue, n' 5 
Mijiioju.ïol. IX.p. 5 



— 64 — 

HaulL'ur, ()"' :>L!; grand côté, o'" 70; polit côté, o"" ,^5. 



18. 
Marbre. — NPâaè. 

Chapiteau, pendant du précédent, mais anépigraphc. Le détail 
(le l'ornt'men talion diBfere^. 

Hauteur, 0™ 20; grand côté, O'" 67; petit côté, o"' 4a. 



Maibie.' — Satfeiid. 

Fragment du bord d'une grande Masque à parois épaisses. Porte 
encore qudques caractères grecs de l'époque byzantine , reste d'une 
inscription plus considérable qui devait courir tout autour de la 
vasque. 



I des numéros 17 et 18 sont l'eatéa déposés à JalTa. à ladisposl 
Is onl élé dppiiia transportés à Paris.) 



Marbi'G. — Jénaakm. 

Fragmenl d'un bas-relief représentant Ventrée de Jésus à Jéru- 
salem le jour des Hameaux. Sculpture des Croisés, d'un très beau 
style. Taille médiévale (stries obliques), très nettement marquée 
sur l'un des côtés. A rapprocher de la fiise surmontant le portail 
d'entrée de l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, frise à inquelle 
ce fragment appartient peut-être. 

(Gro.(-,i)I.Xl.A.) 

21. 

Marbre. — Jérusalem. 

Fragment d'un grand vase de marbre blanc, lichcment décoré 
de feuillages et de gnudrons très élégants. 

{r,r«ï4.pl.ll.C.| 

22. 
Bronze émailtù. — Jérasalem. 

Pommeau de dague du temps des Croisades. Disque de cuivre 
ou de bronze, dentelé, orné, sur ses deux faces, d'une fleur dans 
un cercle de croisettes. A rapprocher de celui que j'ai recueilli en 
1874 à Naplouse et publié en 1878' dans le BuiUtin de la Société 
nationale des antiquaires de France (p. 194 et suiv.]. 

An-dessas de ta gravure est reproduit le motif de Tornement 
central de l'autre face. Remarquer à la partie supérieure le trou 
d'insertion de la soie. 



23. 

' Brome, — TripoU àa Syrie. 

Tête de statuette, coupée à la naissance des épaules, en bronze 
coulé plein. La pièce parait avoir été destinée à être ajustée dans 
un ensemble. Tête d'Apollon-Hélios, radiée de sept rayons. Hau- 
teur, du menton à la naissance des cheveux, o"* o3o. 



24. 

Marbre. — Moghàr (près à'Ekron]. 

Petite dalle portant une inscription grecque datée, de l'époque 
byzantine. Incomplète. Cinq lignes. 




— 67 — 

25. 
Terre cuite. — Djebeliyè (près de Jaffa). 

Vase à une anse. Poterie cannelée horizontalement. Hauteur, 
o™3o. 

Provient du lieu dit Ech-Choûhâda (les Martyrs)^ au sud de 
Djebeliyè, environs de Jaffa, au bord de la mer (localité man- 
quant sur les cartes les plus récentes). 




26. 
Marbre. — Mont Carmeh 

Fragment d'inscription phénicienne, découvert par ma mère 
sur les pentes du mont Carmel, entre le couvent et la grotte 
d'Elie. Dalle épaisse, brisée et réemployée parmi les matériaux 
d'une construction postérieure. Cinq lignes : 



(noNn^y p 

^-)N p Db«n3(y) p.. . . . 
. . . b:f2^ -)s(D)n 



. . . fils d'Abdousir, [fils de N. ... fils d']Ahdelim, fils d'Aris, . . 
le scribe; et Baal 

La Phénicie propre n'avait fourni jusqu'à ce jour que neuf in- 
scriptions phéniciennes. Celle-ci ouvre un supplément au Corpus 
inscriptionum semiticarum de l'Académie des inscriptions et belles- 
lettres, où elle devra être inscrite sous le numéro 9 bis. 

(Gravé, pi. I , A.) 

G 



— 68 



27. 



Bronze. — Ramlé (?). 

Sceau matrice romain, en bronze. Rectangle allongé, muni 

d'une boucle ou bélière fixe destinée à faciliter la manœuvre de 

Fimpression. Deux lignes; lettres en relief. Au nom de Cneius 

Aelius Optatas : 

CNIAELI 

OPTATI 




28-53. 

Mobilier funéraire trouvé dans un caveau sépulcral creusé- dans le roc, 
au bord de la mer, à Qarat*ed*Dabbé, Tancien port de Yabné ou Yamné. 



28. 

Albâtre, 

Petit alàbasiram à forme surbaissée, à parois épaisses et à bords 
larges et plats. Sans couvercle. Hauteur, o" o8o. 




— 69 — 



29. 
Terre cuite. 



Grande amphore à deux anses, fond pointu. Hauteur, o" 60. 




, 30. 

Terre cuite. 

Petite fiole de terre fine, à col allongé, à une anse* Forme élé- 
gante. Décoration en léger relief sur la panse. Hauteur, o™ ify. 




f». 



— 70 — 

31. 

Terre cuite. 

Petite fiole, terre cuite polie, panse sphéroïdale, à une anse. 
Hauteur, o" i5. 




32-39. 
Terre cuite. ' 

Petites fioles analogues à la précédente. Plusieurs exemplaires 
sont couverts d'une couche, plus ou moins épaisse, de concrétions 
calcaires ^. 





^ Le numéro 39 a été brisé depuis son transport à Paris. 



71 — 



40. 
Terre cuite. 

Petite fiole de forme basse et large, d'un type différent des fioles 
précédentes. Une anse. Hauteur, o" ii. 




tkl. 
Terre cuile. 

Plat profond, ou petite soupière, de terre fine. Un manche 
évidé, en forme d'anse horizontale. Diamètre, o" i5. 




42. 
Terre cuite. 



Plat ou jatte conique, à pied bas. 



— 72 — 
Terre moins fine que celle des numéros précédents. Diamètre, 



G" 20. 




43. 
Terre cuite. 

Plat analogue au précédent, sans pied, plus petit. Diamètre, 
o" i4. 




44. 

Terre cuite. 

Tout petit plat, ou godet. Diamètre, o™ o55. 

45. 
Terre cuite. 

Marmite, ou olla, sans anse ni oreilles. Hauteur, o" lo. 




— 73 — 

46. 
Terre cuite. 

Pot à une anse, bec de déversoir. Base d^aplomb. Hauteur, 
o" 20. 




47. 
Terre cuite. 

Pot plus petit, sans base. Bec de déversoir. Hauteur, o"* i5. 




48. 
Terre cuite. 

Pot semblable au précédent, mais plus petit. Hauteur, o** i4' 



— 74 — 

49. 
Terre cuite. 

Identique au précédent. 

50. 
Terre cuite. 

Identique au précédent. 

51. 

Terre cuite. 

Laoïpe du type écuelie, à bord pincé en forme de bec. 

52. 

Terre cuite. 

Semblable à la précédente, mais plus petite. 

52 bis. 
Terre cuite. 

Semblable à la précédente. 

53. 
Terre cuite. 

Semblable à la précédente, mais encore un peu plus petite. 

54. 
Terre cuite. — Césarée. 

Marmite ou oUa, de terre cuite, à deux anses; cannelures hori- 



— 75 — 

zontales légèrement indiquées. Arrondie par en bas. Hauteur, 
o" 245. 




[55.] 



Bronze. — Ascalon ou Gaza, 



Pelle à feu, ornée de ciselures assez élégantes. Le manche re- 
présente une sorte de colonnette avec son chapiteau et son fût 
cannelé verticalement. Dessous, quatre petits pieds pour poser la 
pelle d'aplomb en l'isolant. Longueur, o™ 26. 




56. 
Terre cuite. — JVCdnè (au sud de Ramté). 

Grande amphore à deux anses, terre cuîle cannelée horizonta- 
lement. Hauteur, o" 45. 



57. 
Terre cuite. — NPâjiè. 

Vase cylindrique en terre cuite, cannelée horizontalement, de 
la forme dite Qaddoâs^ en arahe. Hauteur, o°' 22. 




Brique carrée, 0° i5 X o" nX o" o35 (ép.). Moule en creux 

1 (iWAi^»a&,]. 



— 11 — 

pour fabriquer des lampes antiques du type le plus en usage dans 
la Palestine chrétienne. Semble être un snrmoulage d'une lampe 
type, pris sur une brique d'argile, cuite ensuite. Représente la 
partie supérieure de la lampe. Décoration : palme et inscription 
grecque, probablement chrétienne, analogue à celles que j'ai déjà 
fait connaître dans des publications antérieures. 

Ces lampes se fabriquaient en deux parties séparées, le dessus 
et le dessous, qu'on ajustait ensuite avant la cuisson. Parfois ces 
deux parties se sont décollées, et l'on trouve des dessus (-t des des- 
sous de lampe isolés. 



59. 
Terre cuite. — Nl'âni. 
I^mpe ornée de palmes. 



Terre cuite. — NPâni 
Lamjie ornée de raisins i-l de palmes. 




Lampe ornée de feuiliages et de rmccaux Moins bien conservée 
que la précédente. 



' .Bronïc. — Nfànè. 

Grand plat circulaire, en bronze coulé et ciselé, massif et épais. 
Décoré à l'intérieur de rinceaux, fleurs, feuillages, pampres, etc., 
gravés au trait. L'on remarque dans l'ornementation la représen- 
tation d'un petit édicule fermé par une porte à deux vantaux ' et 
du chandelier à sept branches caractéiistique de la symbolique 
juive. Le bord est festonné de petits arcs de cercle concaves sur- 
montés de boutons saillants pris dans la masse du métal, ce qui 
achève de donner un caractère très original à ce monument, qui 
servait probablement à des usages religieux, et rappelle les pa- 
tènes min istéri aies. Diaoïètrc, o° 5o. Neuf fragments, grands et 
petits, se raccordant. Il -manque environ un tiers du plat. 

' Celte reprëseiilation . fniquenle sur les sarcophages cliréliens, se relrouve en- 
core sur UD ossuaire juif en calcaire tendre, du mont des Oliviers, figurant dans 
le présent catalogue soua le ijumëro 78 [section II). Les portes v sont figurées 
ouvertes. 



Terre cuite. — Nfânè. 



Lampe décorée d'une double rangée de traits parallèles (guir- 
lande). Se rapproche du type des lampes juives tel que l'ai dé- 
terminé. 



Lampe décorée de lignes et de petits cercles disposés en réticules 
étoiles. 



65. 
Terre cuite. — 



Lampe semblable à la précédente. 



Pierre dwe {?). — Gaza. 
Scarabée per^é tnngitudinalement. Sons le plat, quadrupède 



— 81 — 

indéterminé, de profil à gauche. Au-dessous, un caractère phéni- 
cien, aleph renversé (?). 

67. 
Matière indéterminée. — Gaza. 

Petit cylindre percé longitudinalement. Hiéroglyphes égyptiens 
très finement gravés. Provient de Tellel-^Adjoûl, au sud de Gaza, 
où fut trouvée , il y a deux ans , la statue colossale de Zens , trans- 
portéç, depuis à Constantinople. Les hiéroglyphes semblent être le 
résultat d'une de ces imitations égyptiennes qui caractérisent tout 
un genre de monuments phéniciens. 



68. 
Bronze. — Gaza, 

Statuette, provenant, comme le numéro précédent, de Tell-el- 
*Adjoûl, et représentant un Éros marchant les ailes éployées, le 
bras droit baissé, le gauche levé. Le dieu tient de la main gauche 
un objet globulaire indistinct. Hauteur, o"* o85. 




69. 
Verre. — Gaza. 



Fiole élancée, sans panse, striée verticalement, munie de deux 
anses et d'un pied. La pièce s'est curieusement déjetée pendant le 



— 82 — 

soufflage. Hauteur, o'" 1 1 . Même provenance que les deux numéros 
précédents ^ 

70. 
Marbre. — Gaza. 

Plaque portant une inscription grecque incomplète. Trois lignes. 
Semble contenir le mot AiaSiov^ particulier à Tépigraphie judéo- 
grecque 2. 

71. 
Marbre. — Ascalon. 

Fragment d'inscription en caractères hébreux carrés anciens, 
en relief. Quatre lignes, séparées par des barres horizontales con- 
tinues. ' 

( Gravé , pi. I , B. ) 

72. 
Marbre. — Ascalon, 

Inscription grecque incomplète. Trois lignes. A la dernière 
ligne, caractères indécis, peut-être sémitiques (?). 

■ 

73. 
Marbre. — Hamâmé (près d' Ascalon). 

Fragment d'inscription grecque. Une ligne sur un morceau mou- 
luré. 

74. 

Marbre. — Ascalon. 

Fragment d'inscription grecque. Une ligne sur un morceau mou- 
luré. 



* Ce monument a malheureusement dispara pendant le séjour de quelques 
mois que la collection a fait aii palais du Trocadéro avant d*être transportée au 
Louvre. 

' Cf. mon rapport n" 2. 



75. 
Marbre. — Aicalon. 

Plaque de marbre découpée et gravée, représentant la léte et le 
cou d'un pigeon '. 



76. 
Marbre. — Joffa. 

Fragment de titulus funéraire judéo-grec, en deux i 
(76 A et 76 Bj, provenant de )a nécropole antique de Joppé 
[Abou-K'bîr). Quatre lignes. Palme. 

77. 
Marbre. — Jaffii- 
Titalus funéraire judéo-grec. Même provenance que le précé- 
dent. Un seul mot. Complet. 

78. 
Marbre.. — Medjdel (près d^AseaTon). 

Fragment d'inscription grecque sur un gros bloc mouluré [cor- 
niche?) Une ligne en grands caractères. 

7Q. 
Marbre. — Me^del. 

Plaque de marbre brisée portant une inscription grecque datée. 
Epoque byzantine. Cinq lignes. 

1 piutât de la déesse patronne de cette 



8U. 
Terre cuite, — Céiarrc. 



Lampe de forme pentagonate. 



Terre cuite. — Jérusalem. 

Lampe de forme antique. Tout autour inscription arabe en ca- 
ractères ornemeatau:c. 



— 85 — 

82. 
Terre cuite. — Nfàiiè. 
Lampe décorée de palmes et de cercles conceutriques. 



83. 
Terre cuite. — Nl'diiè. 



Lampe décorée de pampres et de raisi. 



84. 
Terre culte. — Provenance incertaine. 
Lampe de forme identique à la précédente. 

85. 
Terre cuite. — Provenance incertaine (RamU?). 
Lampe ornée de pampres et de raisins. 



— 86 — 

86. 
Marbre. — Beyrouth. 

Fragment dMnscription romaÏDe. Quatre lignes. Mention d'une 
cohorte. 

87. 

Marbre. — Beyrouth. 

Pied droit d'une statue, avec partie du socle adhérent. Gran- 
deur demi-nature. Trouvé dans le terrain du nouvel hôpital des 
lazaristes. 

88. 

Marbre. — Beyrouth. 

Fragment d'inscription romaine. Trois lignes. Mention de la 
Colonie (de Beyrouth). Même provenance que le numéro précé- 
dent. 

89. 
Marbre. — Beyrouth. 

Fragment d'inscription romaine. Quatre lignes. Même prove- 
nance que les deux numéros précédants. 

90. 
Marbre. — Beyrouth. 

Fragment d'inscription romaine monumentale , sur un morceau 
de frise orné d'oves. Hauteur des lettres, o" 19. Même prpve- 
nance que les numéros 87, 88, 89. 

91. 
Marbre. — Jaffa. 

Fragment de titulus funéraire judéo-grec. Deux lignes. Provient 
de la nécropole antique de Joppé, déjà signalée. 



— 87 — 

Argent. — daffa. 

Monnaie de Chariemagne (ou d'un autre caplovingien?). Trouvée 
dans la nécropole de Joppé, plaquée contre une dalle de calcaire 
coquilHer obturant un caveau sépulcral. Peut fournir une indi- 
cation chronologique pour Tâge des dernières inhumations dans 
cette nécropole et la date de quelques-unes des épitaphes judéo- 
grecques, dont plusieurs sont visiblement de fort basse époque. 




93. 

Calcaire. — Sidon (Saïdu). 

Cippe funéraire. Colonnette sur base carrée adhérente, entourée 
d'une couronne à la partie supérieure. Hauteur, 0"" 36. Quatre 
lignes. Épitaphe d'Hermès. 

94. 

Matières diverses. — Gaza. 

Menus fragments de verres colorés, métal, terre émaillée, etc., 
recueillis a Gaza, sur le bord de la mer, vers le bâtiment de la 
Quarantaine, à un endroit d'où Ton extrait des pierres taillées 
antiques. 

95. 

Calcaire. — Ramlé. 

Fragment d'inscription coufique. Six lignes. 

96. 
Marbre. — Ramlé. 

Fragment d'inscription coufique. Quatre lignes.. 



~ 88 — 
97. 

Marbre. — Provenance incertaine. 
Fragment d'inscription coufique. Quatre lignes. 

98. 
Marbre. — Aêcalon. 

Fragment d'inscription coufique, datée de Tan de l'hégire Ayo 
environ. Cinq lignes. 

99. 
Marbre. — Ascalon. 

Fragment d'inscription coufique relatant la construction de l'en- 
ceinte de la ville d' Ascalon et d'une forteresse, vers l'an 3oo et 
quelques de l'hégire, par Abou'I Hassan. Huit lignes. 

100. 
Marbre. — Ramlé, 

Fragments d'inscription coufique monumentale, en grands ca- 
ractères karmatiques ornementés. Huit morceaux , dont quelques- 
uns ne se rejoignent pas ^. 

101. 

Terre cuite. — Chypre, 

Vase en forme de quadrupède allongé. Pattes tronquées. Goulot 
tenant lieu de tête. Traces de peinture grossière. Longueur, o™ i5. 

102. 

Métal indéterminé. — Césarée. 

Fragment de perle sphérique, en métal indéterminé, à cassure 
^ Restés à Jaffa. 



— 89 — 
brillante et cristalliDe, oxydé à l'extérieur, ainsi que sur les parois 
du trajet du trou qui traversait la perle do part en pari et permettait 
de l'enfiier. Dianiètre, o" 006. Trouvée dans un sarcophage antique 
à Césarée, avec plusieurs autres faisant partie du même cOllier. 



103. 
Terre cuile. — Ramlé (?). 



Lampe ornée de cercles, losanges, palmes, etc. Proveoam 
certaine. 



lOà. 
Terre cuite. — Stirfcnd, 
Lampe ornée de palmes, rectangles, points et cercles. 



105. 
Terre cuite. — Saifend. 

Lampe oraée de points et de méandres ondulés. Sous la base, 
petite ellipse en relief. 



106. 
Marbre. — Saiitt-Jean-d'Acre [PtoUmais]'. 

Dalle tombale d'un Croisé français, sire Gautier Meinne-Abeuf, 
mort le 20 juillet ou juin 1278, et de sa femme, dame Ale- 
manne, morte le 37 août de la même année. Epitaphe en langue 
française. Douze lignes. Très beaux caractères. Écu du défunt : 
de X aux trois bandes de x; les émaux sont indélerminés; l'on re- 
marque encore dans le champ un travail au pointillé destiné à 
fixer des pâtes colorées qui les indiquaient et qui ont disparu. 

La partie postérieure de la dalle est ornée de bas-reliefs appar- 
tenant k une dalle primitive beaucoup plus grande, peut-être un 
côté de sarcophage antique de l'époque bysantine : grande croix 
grecque martelée, inscrite dans une couronne; losanges, entrelacs, 

' Cf. mon rapport n° 3. Aux indications données dans ce rapport, j'ajouterai 
que j'ai rdevé le nom de Menebaiaf panni les familles liiées en Syrie c[ae men- 
tiomie le Sommaire da Supplémtnt aax familles d'Oatre-Mer, publie en 1881, par 
M. Rey. J'ai retrouvé de plus le nom d'un sire Gérard Mainebuefdansti'ois chartes 
françaises, datées d'Acre, des années iï65 el 1269. [Sebastiano Paoli, Codice 
diplamalieo, p. 180, t88, igS.) I^e Barth^emy Mainebeuf que j'ai cité dans mon 
rapport n' 3 se rencontre encore , sous ia forme de Berteleme Meinebuef, parmi les 
témoins d'un acte de ia58 rédigé en français. (Strehlke, Tab. ord. Theaton., 97.) 



— 91 — 

fleurons, etc. Le martelage de la croix a dû être exécuté par les 
Musulmans anléiieurement à Tarrivée des Croisés. 
Dimensions : o"* 55 X o" 485 X o" o5 (ép.). 

(Gravée, pi. X, A et B [rcvert].) 

107. 

Marbre. — Soûr ( Tyr), 

Pierre tombale d'un Croisé, Petras , filins Sergii Capuani (?), 
mort Tan 1 1 go , indiction VIII. Epitaphe latine. Cinq lignes. Semble 
être la plus ancienne inscription des Croisades, datée, que Ton ait 
découverte jusqu'à ce jour^ 

Dimensions : o" i5 X o" i5 X o" ol\ (ép.). 

{Gravée, pi. X, C.) 

108. 

Divers. 

Un lot de fragments de provenances diverses et incertaines : 
pierres sculptées, poteries, verreries, métal, etc. 

109. 
Mosaïque. — Soûr ( Tyr). 

Fragment détaché représentant une femme, peut-être la Vierge. 
Provient de l'ancienne cathédrale de Tyr^. 

110. 
Calcaire. — Soûr ( Tyr). 

Gros bloc encastré dans une des absides de l'ancienne cathé- 
drale. Inscription grecque. Cinq lignes^. 

Dimensions actuelles : o" 6i X o" 35 X o"* 4o. 

* Cf. mes Matériaux inédits pouf servir à l'histoire des Croisades, 

* L'original est resté déposé à JafTa, à la disposition de TEtat 

^ LWiginai est également déposé à Jaffii. J*en ai Te-^tampage et an croquis. 
(Carnet, p. i3o et i3i.) [A é é, depuis, transporté à Paris.] 



— 92 — 



111 A et B. 



Bronze. — Ascahn ou Gaza. 

m 

Deux pendants de bronze de forme triangulaire; tête de 
femme (?); surmontés d'une belière de suspension. Hauteur, 



^m 



0" 07. 




\ 



93 — 



S^BIE II. 

REPRODUCTION DE MONUMENTS 

DONT LES ORIGINAUX N'ONT PU ETRE RECUEILLIS, 

DESSINS OU COPIES, CROQUIS DIVERS , EMPREINTES , 
M0DLA6ES, ESTAMPAGES, CLICHÉS OU EPREUVES PHOTOGRAPHIQUES. 



Marbre. — Ascalon (î). — Estampage. 

Segment longitudinal de colonne, le quart environ du fût cylin- 
drique. Tronquée en haut. Hauteur, 1*° 35. Inscription grecque. 
Huit lignes. Datée de Tan 12 de Tempereur Commode Ântonin. 
Provenance incertaine. D'après les renseignements que j'ai re- 
cueillis de quelques indigènes, le monument proviendrait en réa- 
lité de Ramlé, des ruines du Djàmé^ el-Ahiadh, au milieu des- 
quelles s'élève la tour dite des Quarante Martyrs, 

2. 
Marbre. — Tyr. — Estampages A, B, G, D. 

Plaque brisée en quatre morceaux, A, B, C, D. Épaisseur, o" 07. 
Inscription grecque de quatre ou cinq lignes. C et D se joignent 
certainement; A et B probablement. La jonction entre les groupes 
A B et C D est douteuse. 

3. 
Marbre. — Césarée ou Jaffa (?). — Estampage. 

Titulus funéraire (?). Plaque épaisse de o" 02. Inscription 
grecque. Une ligne. Provenance douteuse. 

* Les originaux des numéros 1-19 sont actuellement chez le baron von Usli- 
now, à Jaffa. 



— 94 — 

4. 
Marbre. — Jaffa. — Estampage. 

Titulus funéraire. Épaisseur, o™ 33. Epitaphe judéo-grecque de 
Patriké. Trois lignes. Provient de la nécropole de Joppé, à Abou- 
K'bîr. 

5. 

Marbre. — Jajffa. — Estampage. 

Titulus funéraire. Epaisseur, o™oi8. Brisé en plusieurs mor 
ceaux. Inscription en caractères hébreux carrés anciens. Quatre 
ou cinq lignes. Nécropole de Joppé. 

6. 

Marbre. — Jaffa, — Estampage. 

Tiialus funéraire ^ Épaisseur, o" 02. Epitaphe judéo-grecque 
de Siméon, fils d*Isaac. Trois lignes. Nécropole de Joppé. 

7. 
Marbre. — Jaffa, — Estampage. 

Titulus funéraire. Épaisseur, o"o2. Epitaphe judéo-grecque de 
loulinas, Glégoria {sic, pour Gregoria), etc. Cinq lignes; deux 
palmes. Nécropole de Joppé. 

8. 
Marbre. — Beyrouth (?). — Estampage. 

Bas-relief funéraire. Épaisseur, o"* o35. Personnage viril, drapé 
à la romaine dans un édicule à colonnes. Au-dessous, inscription 
grecque. Deux lignes. Provenance incertaine. 

9. 
Marbre. — Jaffa. — Estampage. 

Fragment de titulus funéraire. Épaisseur, o"oi5. Inscription 
en hébreu carré ancien. Trois lignes. Nécropole de Joppé., 



— 95 — 

10. 
Marbre. — Césarée, — Estampage. 

Fragment criDscriplion grecque. Trois lignes. Epaisseur, o"* 02 5. 

IL 
Marbre. — Jaffa. — Estampage. 

Fragment de titalus funéraire. Épaisseur, o^'osS. Inscription 
incomplète en caractères grecs et hébreux carrés anciens. Trois 
lignes; deux palmes et D^hv. Nécropole de Joppé. 

12. 

Marbre. — Césarée (?). — Estampage. 

Fragment d'inscription grecque. Trois lignes. Epaisseur, o" 02. 
Provenance incertaine. 

13. 

Marbre. — Bossa (près de Râs-Naqoûra, région de Tyr). — Estampage. 

Fragment de dalle moulurée. Epaisseur, o" 06, Sur le bord, 
fragment d'inscription grecque chrétienne. Une ligne. 

Marbre. — Ascalon (?). — Estampage. 

Dalle funéraire ^ Trou pour scellement au plomb ^. Ëpitaphe 
latine métrique d'un personnage des Croisades, le maréchal Hugo, 
fils de Salomon de Qailiugo, templier, tué par une machine de 
guerre '. 

^ Le 6* cahier du journal Dos keiUge Land (1876) contient une reproduction 
assez médiocre de cette dalle, ainsi que des numéros suivants, i5 et 53. 

* Même particularité sur la dalle de Tévéque publiée dans mes Matériaux iné- 
dits pour servir à l'histoire des Croisades et sur celle qui est inscrite sous le n** 106 , 
section I , du présent catalogue. 

^ Ce personnage était peut-être d*origine bretonne , à en juger d'après la phy- 
sionomie de son nom. L'on pourrait être tenté de croire qu'il faisait partie des 
quarante templiers qui partagèrent le sort tragique du grand maître à Tassant 
d' Ascalon, le i4 août 11 53. Mais il n'est nullement prouvé que Tiascription pro- 
vienne réellement d'Ascalon. D'ailleurs les caractères semblent indiquer une époque 



— 96 — 
Huit lignes. Distiques léonins. 

Mareschaud[us) Hugo Salomonis de Quiliuyo, 

Templi milicie p(ro)vid(as) eximie; 
Miles hellator, fortis , pedes assiliator; 

Hosiihus horribills, cnm sociis hamilis. 
Tormenti strat[us) ictu lapidis, tumalatus. 

Ut legit[ar) titalo, c{o)ndit(ur) hoc tumulo. 

( Gravée , pi. XII , A. ) 

15. 
Calcaire. — Arsouf [Apollonitu). — Estampage. 

Linteau de porte. Longueur. . . Dans un cartouche à oreillettes 
triangulaires, inscription grecque débutant par les mots : 61 C 
eeOC Z(i)N, etc.^ Trois ligues. 

16. 

Marbre. — Césarée. — Estampage. 

f 
Fragment portant des traces de lettres douteuses. Epaisseur, 

o"* 02. 

17. 
Marbre. — Arsoûf {Apolhnias). — Estampage. 

Fragment d'inscription latine des Croisades (}). Epaisseur, 

0™02. 

18. 

Marbre. — Tyr (?). — Estampage. 

Fragment portant une inscription grecque. Une ligne. Epais- 
seur, o"* o2. Provenance incertaine. 



moins ancienne. L'on pourrait songer alors au maréclud du Temple Hmgu.es de Joy 
(i sSi) , ou au maréchal dont le nom ne nous a pas été conservé par Thistoire çt 
qui fut tué à la prise d'Acre, en 1291. (Cf. Rey, Sommaire du Supplément omx 
familles d'Oatre-Mer,^,^ 2») 

* Cf., pour cette formule, les numéros 17 ( section I) et 5i (section II) de ce 
catalogue. 



— 97 — 

19. 
Marbre. — Ascahn. — Estampage. 

Chapiteau antique. .Sur le dessus, lettres et signes épigra- 
phiques. 

201. 
Roc. — Jérusalem. — i copie, a estampages, 3 moulages en plâtre. 

Inscription hébréo-phénîçienne. Six lignes. Gravée sur le roc, 
dans le canal souterrain qui amène Teau de la fontaine de la Vierge 
à la piscine dite de Siloé, Date de l'époque des rois de Juda. Deux 
moulages pris par moi ont été envoyés au Ministère de l'instruc- 
tion publique pour être transmis à l'Académie des inscriptions et 
belles-lettres pour la Commission du Corpus inscriptionum semiti- 
carum ^. 

J'en donne une reproduction montrant tout le champ du grand 
cartouche rectangulaire dans lequel le texte est inscrit, cette dis- 
position importante ayant échappé aux rares observateurs qui ont 
été à même d'étudier comme moi l'inscription sur place. 

(Gravëe, pl.VIIL) 

21. 

Calcaire. — Jérusalem^. — i estampage, i cliché photographique. 

Fragment d'inscription romaine gravée sur un bloc de calcaire, 
dans un cartouche à oreillettes triangulaires. Épaisseur, o™ 25. 
Cinq lignes. Contient le nom de Rufas, qualifié de patronus, peut- 

^ L'original est m silu. Mon attention avait cté appelée, dès i88o, sur ce texte 
précieux , par un estampage , malheureusement des plus imparfaits , que m'avaient 
transmis des amis d'Ân^eterre. Je n'avais réussi alors à y déchii&er que quelques 
mots et des caractères épars. L'étude réitérée que j'ai pu faire de l'original même 
m'a permis d'arriver à des lectures corrigeant sur plusienrs points importants 
celles qui ont été proposées par des savants étrangers auxquels ma maladie avait 
permis de me devancer. (Voir dans la Revue archéehgique , octobre i88i, p. a5i, 
les extraits d'une lettre sur ce sujet adressée à M. Ë. Renan.) 

' Cf. n** 1 24 , section II, de ce catalogue. 

^ L'original est actuellement au couvent latin de Saint-Sauveur. 



être l'uD des gouverneurs d'Aelia Capitolina. Trouvée dans les tra- 
vaux exécutés à )a Casa Nova des franciscains. 



22'. 
Marbre. — Jérusalem. — Estampage. 

Inscription coulîque datée de i'an 3i6 de l'hégire. Neuf lignes. 
Epitaph<^ de 'Obeid Allah, fils de Hassan. Croix. 

23 s. 
Calcaire. — Jériualem. — Estampages A, B et copie. 

Fragment d'inscription latine des Croisades gravée sur un grand 
bloc calcaire, à taille médiévale, employé dans la construction 
d'un des piliers des arcades du HaranPech-Cherîf ' : 

Longueur, de l'a dejacet à l's de fcuj, o" 85. 

. . .CeT DR06-0 "OQ BVS. . . 

[Hicja]cet Drogo de Bai... 
(Grave, pi. XI, B.) 

' Ad couvent grec de Sainle-Croix, près de Jérusalem. 
' la lim. 

' Sur la face sud du deniième pilier du portique, à msin droite, en entrant 
par la porte Bab ei-Silsrlé. 



— 99 — 

Calcaire. — Jérusalem. — Estampages A, B. 

Inscription grecque byzantine datée (épitaphe), gravée sur un 
gros bloc de calcaire employé dans un des piliers du Moristan (an- 
cien hôpital des chevaliers de Saint-Jean). Trois lignes. Grandes 

lettres. 

252. 

Marbre. — Jérusalem. — Estampage. 

Fragment d'inscription grecque. Deux lignes. Epaisseur, o" 028. 
Trouvé dans les travaux exécutés dans le terrain dit du Spasme, 
Couleur bleue dans le creux des lettres. 

Calcaire tendre {nâri). — Mâlha (près de Jérusalem). — Estampage. 

Inscription en grqffiio, sur Tun des côtés d'un couvercle trian- 
gulaire d'ossuaire juif. Une ligne de caractères hébreux carrés an- 
ciens : ^DD (ou p) 12 2?1C?\ Jésus, fils de Mattaî(}). Brisé en deux 
morceaux. 




27. 
Calcaire tendre. — Mâlha. — Estampage. 

Même inscription répétée sur l'autre côté du couvercle trian- 
gulaire. 

28 ^ 

Calcaire. — Jérusalem {mont des Oliviers). — Estampages A, B, C. 

Inscription judéo-grecque, sur le petit bout d'un petit ossuaire 
en calcaire tendre (nâri). Quatre lignes. Brisée en trois fragments. 

^ In sita. 

' Au patriarcat latin. 

^ Les originaux des numéros 26 et 27 sont au couvent grec de Sainte-Croix. 
^ Les originaux des numéros 38-/^7 sont actuellement chez l'archimandrite 
de la mission russe. 

8 

IMriklMBlUP. HktlOnAtM, 



L 



OaK. '! , 




0^^^ 



— 100 — 

Épitaphe de TPY4>a)N0C nP6CBYT6P0Y, Tryphon rAiné. Je ne 
crois pas qu'ici Jlpeaëvrepos doive être pris dans le sens de prêtre, 
membre du Jlpeff€vTép$ov ou du ^vvéSptov (Matthieu, xvi, 21; 
XXI, 23. — Timothée, I, iv, i4). Cf. plus loin, n"* 32, veonépas. 
Le nom de Tryphon, sous la forme Tarphon, psiio, était fré- 
quent chez les Juifs. Je Tai retrouvé dans une inscription hé- 
braïque de la nécropole de Joppé \ dont voici la teneur : 

n^hv HDia*? lansM c^d: ni: '•m'^n psne '•nm ma pvi Kmiap Knn 

Ceci est la sèpulttiTe de Youdan,fils de Rahhi Tarphon le Beirabhi, Que 
son âme soit en repos et sa mémoire bénie. — Salut ! 




29. 
Calcaire. — Jérusalem {mont des Oliviers). — Estampages A, B. 

Inscription judéo-grecque, sur le petit bout d'un ossuaire en 
calcaire tendre. Trois lignes. Épitaphe de BePOYTAPIOY* KAI 
NIKANAPOY, Veratarius et Nicandros, Brisée en deux fragments. 




^ Publiée par moi dans les Proceedings of the Society of biblical Arehaeology, 
mars 1 884 , p. 1 33 et suiv. 

* Cf. LydvLs, i58, 17. — Philoclès, Greek Lexicon (Boston), s. v. 



. _ 101 _ 

Cf. plus loiû, n^ 32, pour le nom de hspotndpios'^Veratarius, 
employé comme nom de femme. S'il en était de même ici. Ton 
pourrait supposer que cet ossuaire réunissait les restes du mari 
et de la femme. J'ai déjà signalé un cas semblable dans mes Epi- 
taphes hébraïques et grecques sur des ossuaires juifs inédits ^. 

30. 
Calcaire. — Jérusalem [mont des Oliviers), — Estampage. 

Inscription judéo-grecque sur le dessous du couvercle plat, légè- 
rement bombé, d'un ossuaire de calcaire tendre. Deux lignes : 
MATTA0IOY, Mattathias. Le second T senAle avoir été surajouté. 




( 



3L 

Calcaire. -— Jérusalem [mont des Oliviers). — a estampages. 

Inscription judéo-grecque gravée sur le petit bout d'un ossuaire 
en calcaire tendre. Quatre lignes : MASIOY TOY KACTOY. 




31 bis. 
Calcaire. — Jérusalem [mont des Oliviers). — Estampage* ou copie (?). 

Sur la face antérieure ornée dudit ossuaire , en haut de la rosace 

' N*" 4o et 4o bis : Joseph (en hébreQ) et Salamé (en grec). 
^ Je n*ai pas retrouvé l'estampage que j'avais pris. 

8. 



< _ 102 — • 

de droite : MA, probablement les deux premières lettres du nom 
MAeiOY. 

32. 

Csdcaire. — Jérusalem (mont des Oliviers), — Estampage. 

Inscription judéo-grecque gravée sur le petit bout d'un ossuaire 
en calcaire tendre. Trois lignes : BePOYTAPIOY NeCOTePAC*. 



WOYTk 

: pioYNea 

■ repAc 



33. 

Calcaire. — Jérusalem [mont des Oliviers), — Calque. 

Inscription judéo-grecque écrite très légèrement, au qalam et à 
Tencre, sur la face postérieure (barbouillée de rouge) d'un ossuaire 
en calcaire tendre. Une ligne. Très difficile à déchiffrer; Le patro- 
nymique se terminait très probablement en . . . MAXOY. 




^p^uu^yc •-^^^^^^.^^SK^o^ 



. 34. 
Marbre. — Jérusalem. — Estampages A, B. 

Fragment d'inscription grecque provenant du dallage du Haram 
ech-Cherîf. Cinq lignes. Datée. Contient le nom de Salomon, 

35 2. % 
Roc. — Jérusalem, — Estampage et dessin. 

Caractères indéterminés, peut-être arméniens {?), gravés sur le 
roc, dans un champ situé entre l'établissement russe et la porte 
de Damas. 

^ Cf. n*" 28 et 29 de la même section de ce catalogue. 
* In situ. 



— 103 ■— 

36. 
Calcaire. — Jérusalem, — Estampage. 

Fragment d'inscription grecque sur dalle. Epaisseur, o" 06. 
Trois lignes. Contient le nom de CYMCONOC. 

37. 
Marbre. — Jérusalem, — Estampage. 

Fragment d'inscription grecque byzantine provenant du dallage 
du Haram ech-Cherif. Épaisseur, 0*^015. Deux ligues. Contient 
le nom d^Areobindos, commerciarius. 

38. 
Calcaire. -^ Jérusalem, — Estampage. 

Dalle grossièrement dressée portant une inscription grecque 
chrétienne. Trois lignes. Epaisseur, o"* 1 o. ' 

39. 
Calcaire. — Jérusalem. — Estampage. 

Dalle portant une inscription grecque. Trois ou quatre lignes. 
Epaisseur, 0° oyS. Contient le nom de Stephanos. Provient de la 
région nord extérieure de la ville. 

40. 
Marbre. — Jérusalem, — Estampages A , B , C , D. 

Plaque brisée en quatre morceaux, portant une mscription 
grecque. Trois lignes. Epaisseur, o"* o3. Le morceau A n'est pas 
absolument certain comme position. 

41. 
Calcaire. — Jérusalem {mont des Oliviers), — Estampage. 

Fragment de dalle grossièrement dressée portant une inscription 
grecque. Quatre lignes. Epaisseur, o" i4. 



— 104 — 

42. 
Calcaire grossier. — Jérusalem (mont des Oliviers). — Estampage. 

Dalle portant une inscription grecque incomplète. Deux ou trois 
lignes. Épaisseur, o"i2. 

43. 
Calcaire dur. — Jérusalem {mont des Oliviers). — Estampage. 

Fragment de dalle mal dressée portant une inscription grecque. 
Une ligne. Épaisseur, o"* o5. 

44. 
Calcaire. — Jérusalem (mont des Oliviers). — Estampage. 

Plaque de marbre portant le chrisme constantinien accosté de 

Yalpha et de ïoméga, $^, dans un cercle ornementé. Épaisseur, 
G™ 028. 

45. 
Marbre. — Jérusalem [mont des Oliviers). — Estampage. 

Plaque portant une sigle indéteoninée, T, rappelant le signe 
relevé par moi en 1874 sur un ossuaire provenant du mont des 
Oliviers. Épaisseur, o™ o3. 

46. 
Calcaire. — Jérusalem (mont des Oliviers). — Estampage. 

Dalle mal dressée portant un fragment d'inscription grecque. 
Trois lignes. Épaisseur, o™ 1 1 . 

47. 

Calcaire. — Jérusalem (mont des Oliviers). •— Estampage. 

Fragment de dalle portant deux caractères grecs^ Épaisseur, 
o" o5. 



— 105 — 

Marbre. — Qalaûnyè (près de Jérusalem). — Estampage el dessin. 

Fragment d'inscription grecque chrétienne sur morceau mou- 
luré. Une ligne. Épaisseur, o" o3. 

. 
49 K 

Calcaire dur. — Qalaùnye. — Estampage et ctessin. 
Fragment d'inscription latine. Deux lignes. Épaisseur, o"" o5. 

503. 

Marbre. — ^Ammàs (Emmaàs-NicopoUs). — a estampages' 
et iL clichés- photographiques. 

Inscription en caractères hébreux archaïques^ du type Israélite, 
gravée sur un chapiteau ioniea trouvé dans le dallage de Tancienne 
^fise. Deux lignes *. 

(Gravée, pLI, G.) 

51. 
Marbre. — ^Amwàs. — a estampages et i cUché j^otographique. 

Inscription grecque chrétienne gravée sur Tautre face du précé- 
dent chapiteau. Une ligne *. Pour la formule GIC G60C ^ com- 
parez le numéro 17 de la section I et le numéro 1 5 de la section II 
du présent catalogue. 

(Gravée, pi. I,D.) 

^ Entre les mains d*ùn prêtre grec. 

* Idenu 

^ Les originaux des numéros 5o et 5 1 sont actudlement cher M"* de Saint- 
Gricq , à BeUiiéem. 

* Cf. mon rapport ni* a. — J*ai dit que ce chapiteau pouvait hien appartenir à 
un autei, à an ciboriuMj à un baptistère. J'aurais pu ajouter auflsi à un ambon 
ou à un iconostase. 

* Cf. mon rapport n" a. 

* Aux exemples chrétiens de la formule que j*ai déjà cités» ajoutez : EIC 
BEOC KE A XPICTOC A, encadré dans un cartoudbe à oreillettes à queu9 
d*aronde« dans une inscription d'Édesse (Zàtsfikr, d* d. mor^eml. GestUscL, 
vol. XXXVI, pL I, n- 9 et p. 166). 



Calcaire. — 'Âmaiài. — Ëslampagc et dessin. 

Inscription grecque gravée sur un linteau de porle, dans un 
cartouche à oreîlletles triangulaires. Ti-ois lignes^. 



53 ^ 
Calcaire. — 'Amaiâi. — Estampage. 

Fragment d'inscription grecque sur un bloc t'ipais. Quatre lignes. 
MentioQ d'un empereur romain. Provient des l'uînes de l'é^tsc de 
Latroun, localité contiguë à 'Amwâs et semblant avoir fait partie 
intégrante de l'antique Ëmmaûs-Nicopolis. 

54*. 
Marbre. — Beyroatk [t], — Estampage. 

Fragment d'inscription grecque. Trois lignes. Provenance incer 
tatne. 

55. 
Calcaire (i'). — Beyrouth ou Saïda (?). — Estampage. 
Inscription grecque sur la base d'un petit cippe funéraire, pro- 

' Entre les mains des JcUàAi de 'Amwas. 
' Q". mon rapport n° a. 

' Entre les mains d'un iodigfene nommé Batïto. CF. la note du numéro l^ (11). 
' Lea originaux des numéros Sd-Sg sont actudlemenl cliei M. J. Lôvlved , ïice- 
consnt de Danemark ï Beyrouth. 



— 107 — 

venant vraisemblablement de Saïda. Cinq lignes. Épilaphe d'£a- 
tychie. ^ 

56. 

Calcaire. — Palmyre, — Estampage. 

Inscription palmyrénienne gravée à côlé d'un buste de femme 
en bas relief. Quatre lignes. L'original a été transporté à Beyrouth. 

^3n 

'Atisa, fille de Zahdibal(?]. HahaUl 






57. 
Marbre (?). — Lattaqaiè (Laodicée). — Estampages A, B. 

Inscription grecque incomplète. Huit lignes. 

58. 

Calcaire (?). — Beit-Meri (environs de Beyrouth). — 2 estampages 

et croquis. 

Inscription grecque gravée sur un cippe votif. Treize lignes. 
Nouvelle dédicace au Baal Marcod, qui présidait à la danse et qui 
avait un sanctuaire en ce lieu ^. 

Le Baal Marcod correspond peut-être au Bès dansant ou Bès 

^ Cf., pour racdamation funéraire habal, i hélas!» le (fevl des tablai égyp- 
tiennes publiées par Ed. Le Blant. 
^ Cf. n" 103 et n" io8 (section II). 



b^-)(jft<rit(s d'Alhéoée', dieu sémitique qui joue un rôle important, 
et encore obscur, dans le panthéon égyptien. , 



Cf. section II, n" 102 , VAatarté dansante, et n" 108, une figu- 
ration du dieu Bès. 

• 59. 

— Beyrouth. — Estampage. 

Inscription romaine. Sept lignes *. 

60. 
— Jérusalem. — Estampage. 

Inscription grecque de basse époque. Sept lignes. Couvent de 
Mar-Mitri. 

61. 
— Jérusalem. — Estampage. 

Inscription grecque de basse époque. Sept lignes. Couvent de 
Mar-Mitri. 

62. 
— Jérasatem. — Estampage. 

Inscription grecque de basse époque. Cinq lignes. Couvent de 
Mar-Mitri. 

' Ed. SchaeTcr, 111, p. 57. ad lib.Xl.cb. xni. 

* Déjà publiée par M. Waddingtoa , /mer. gr, tt lot. d* ta SjrU, 0° iSig. On 



— 109 — 

63 ^ 

— Jérusalem. — Estampage. 

Inscription fausse en caractères moabites. Dix lignes. 

Bronze. — Saida (Sidon). — i empreinte au papier d*étain, a frottis, 

1 épreuve photographique. 

Disque de bronze mince couvert de caractères ayant un aspect 
phénicien ou grec archaïque, peut-être talismaniques^. Un petit 
fragment qui s'en est détaché a été estampé à part. 

(Grave, pi. m, A.) 

65. 

Bronze. — Saîda {Sidon), — a empreintes au papier d*étain, 
1 à la cire, i épreuve photographique. 

Sur une rame ou un gouvernail en bronze, autour duquel est 
entortillé un dauphin et sur lequel s'appuyait une statuette d'As- 
tarté\ l'Astarté de Sidon. Épigraphe phénicienne : D^nsb, aux 
Sidoniens, des Sidoniens. Pièce du plus haut intérêt. A comparer 
aux symboles caractéristiques des monnaies de Sidon. 

(Grevée, pi. III, G.) 

66. 

Bronze. — Saîda (Sidon). — a empreintes au papier d*élain , i à la cire, 

1 épreuve photographique. 

Lame mince portant une ligne de caractères d'aspect phénicien 
ou grec archaïque, peut-être talismaniques (?)^. 

(Gravée, pi. III, B.) 

l*a néanmoins laissée subsister dans ce catalogue , afin de ne pas troubler Tordre 

des numéros. 

' ^ Dans une maison arabe. 

* Les originaux des numéros 6^-67 bis appartenaient dors à M. Pérétié de 
Beyrouth, mort depuis. 

* Cf. pius bas, n"* 66. 

* Cf. n** 95 de cette sectioa du catalogue. 

* Cf. plus haut, n** 64. 



* 



•— 110 — 

67. 
Amétliyste. — Provenance incertaine, — Empreinte à la cire. 

Sous le plat d'un scarabée, au-dessous d'un quadrupède cornu 
allaitant son petit, en caractères phéniciens : 

Astarfazz, nom propre d'homme signifiant celui dont Astarté est 
la force ou le salut ^. 

67 his. 
Divers. 

Une boîte contenant des empreintes d'intailles archaïques re- 
marquables par les sujets gravés ou par le style. 

68. 
Divers. 

Une boîte contenant trois empreintes d'in tailles orientales. 

69. 
Divers. 

Feuille contenant sept empreintes d'intailles et de monnaies 
(provenant de Waplonse). 

70. 
Divers. 

Groupes de quatre empreintes d'intailles, dont deux avec in- 
scriptions byzantines grecques, 

71. 
Divers. 

Groupe de dix empreintes d'intailles variées. 

^ J'ai publié cette gemme dans mes Sceaux et cachets Israélites, phéniciens et 
syriens, n' i6. Cf., pour la valeur eiacte de TV, mon essai L imagerie phénicienne 
et la mythologie iconologique chez les Grecs, p. i34> 



— 111 — 

72. 
Divers. 
Groupe de neuf empreintes d'intailles variées. 

73'. 

Roc. — Jérusatem [village deSelwâit). — Estampage, a copie», i croquis ' 

[c6té du monument], i épreuve pliolographique du site. 

Au-dessus de )a porte de l'édicule égyptien de Selwân, dans un 
cartouche creux détruit presque en entier 
par l'exhausseinent ultérieur de la porte, 
deux caractères phéniciens ou hébreux ar- 
chiuques, reck et, peut-être, 'recfe ou da- 
letk, dernières lettres d'une inscription 
d'une ligne qui courait au-dessus de la 
porte. 

Les caractères sont reproduits héliogra- 

phiquement d'après l'estampage, pi. II, D. 

, ■ ■ ,■ Cette conslatatiou capitale, faite pour la 

Carlouïha avec inicription, . >- f • r 

première fois, permet d'assigner définitive- 
ment une date reculée à cet édicule, qui a été si souvent étudié 
et dont l'âge a été fort discuté. Elle est d'autant plus intéressante, 
que la corniche de cet édicule, spécimen désormais authentique 
et jusqu'ici unique de l'architecture en usage chez les Juifs à 



' L'original est in lila. 
* Carnet, p. laS et i iC 



l'époque des rois de Juda, a visiblement servi, plus tard, de mo- 
dèle à la corniclie des tombeaux dits de Zacharie et d'Absalon. 



— Le HKH d«n* MHt éM pnmitir. 



Calcaire. — Jéricho. — i cliché. 

Fragment d'inscription romaine encadré dans un cartouche i 
oreillettes. Quatre lignes. Bioc épais. 



I Actuellement au couient arménien de Jérusalem. 



InscripU< 
être postéri 



— 113 — 

75'. 
Marbre blanc veiné de bleu. — l 
(pays d'outre-Jourdain}, 
arménienne eo caractères antiques, qui 
e aux .Croisades. Dix lignes^. - 



■/u de Karak ( ?) 
cliclié. 



utn.iiwluj-i.'bK 



76 » A et B. 

Calcaire. — Jdnualem [mont des Oliviers], — a clichés. 

Plaque sculptée appartenant à l'extrémité d'un sarcophage o 



' Actuellement an couvent annénit!ii de Jérusalem. 
* Cf. mon quatrième l'apport (p. j5 du tirage à part). 
' Au couvent grec de Sainte^roii. 



— 114 — 
une porle de lombeau, et représentant une sorte de porte mou- 
lurée avec an heurtoir circulaire en haut relief. Inscription hé- 
braïque en beaux caractères carrés anciens, donnant le nom de 

np'înn ni'in n'-io 

Mariah, ta prosélyte fervente '. 

77 * A et B. 
Calcaire tendre. — Matkâ {environs de Jérusalem). — i clichés. 

Ossuaire juif orné de trois rosaces. Sur le rebord et au-dessous 
a été gravée, après coup, une longue inscription fausse en carac- 
tères moabites. Deux lignes. 

L'ossuaire est authentique. 



Calcaire tendre. — Jérasalem {mont des Oliviers). — i cliché. 

Ossuaire juif orné dé deux rosaces. Entre les deux rosaces est 
figuré un curieux édîcule avec sa porte ouverte à deux battants*. 



79 A 1-! 11. 

Calcaire. — Jérusalem [mont des Oliviers). — a clichés. 

Ossuaire juif à couvercle triangulaire. Ornementation en reliefs. 

' Cf. mes Épiijrapltei hébraîiiaes et jreti/iwi, n" Hj. 

' Au couvent grec de Sainle-Croii. 

' Dans la chapelle russe du monl des Oliviers , ainsi que l'original du numéro 

* cl", le numéro 6î du présent catalogue {section I). 
' Cf. I, d',1. 



— 115 — 
Une arcade en plein cintre entre deux colonnettes. A droite et k 
gauche, udc étoile à cinq rais et un disque. Sur l'un des boa|s, 
une couronne et une étoile dans un caisson mouluré. 
(Grȑ. pi. II. E, F.) 

80' A et B. 
Marbre. — Atealan. — a cliché». 

Statuette. Apollon nu, le bras droit levé au-dessus de sa tête 
(tenait peut-être une épée). Le bras gauche et les jambes Bout bri- 
sés. A comparer aux types numismatiques d'Ascaion. 



Bronze. — Piwenance incertaine. — i diché. 

Petite figurine représentant un bomme au, le bras gauche levé, 
le droit abaissé; imberbe. Très finement ciselée. La moitié infé- 
rieure du corps manque. 

' Au couvont de Sainte-Croii , ain» r[ue les originBui ia numéros Si et Si, 



Terre cuHe. — Pay* tk Karak {outre- Jtiurdam). — i cliché. 

Antéâne représentant un masque d'homme à tendance gro- 
tesque, chevelu et barbu. 

(Gravé, pi. II, G.) 

83'. 

Calcaire. — Jériuakm {mont des Oliviers). — i cUcliè. 

Inscription grecque chrétienne. Epîtaplie de l'hégonmène "Hiéo- 
pbile. Dix lignes. 



^ J)aiu le sanciHUie ijll <Iu Piler Noster, 



— 117 — 
. 84 1 A et B. 

Argent plaqué, doré et émaillé. — Bethléem. — i cliché, 2 copies. 

Deux chandeliers du temps des Croisades, formant la paire. Sur 
chacun d'eux est écrit tout autour de la base , en élégants carac- 
tères gothiques babilement niellés (métal noir sur fond or guillo- 
ché): 

m cnHLGDICHTVR : aVI : MG : flVFGRT : DG : LOC : O : 
SCe : NHTiUTHTiS : BGTI^LEeM 

. -j- Maledicatur qui me aafert de hco* s(an)c{t)e nativitatis Bethléem. 

85. 
Cuivre doré. — Bethléem. — i cliché^, i copie*. 

Bassin de o™ 34 de diamètre» du temps des Croisades; trouvé à 
Bethléem avec la paire de chandeliers décrite ci-dessus. Fortement 
oxydé à Textérieur. L'intérieur est entièrement gravé au trait : 
scènes représentant Thistoire et le martyre de saint Thomas (diaprés 
la version latine du De nUrwculis et de la Passio). 

Inscriptions métriques rimées, en vers léonins, dans le goût de 
répoque. 

Première inscription, circulaire, en caractères gothiques : 

m FIDGS • KHRITHS • 

HD • COnVeRTeHDOS • THOMHSTRHnS • aîïTTITVR • 
INDOS • 

GVIVSVIRTVTGS • CVPIVNTSISCIRGFIDGLGS • 

HHECPGRSCRTEHTVR • aVffiCORHMSCVLPTHVI DGH 
TVR 

^ Les originaux des numéros 8d-86 sont actuellement dans le couvent latin 
de Saint-Sauveur. 

* Variante sur k second exemplaire : LOGO : SCG • 

^ J'ai, depuis, fait exécuter d'excellentes photographies de ces intéressants mo- 
numents des Croisades, ainsi que des deux chandeliers. Cette série forme une 
suite de dix-neufs négatifs, que je me propose de faire reproduire par Thélio- 
graphie. 

* Cf. n" 86 A et B. 



— 118 — 

-|- Fides, Karitas. 
Ad convertendos Thomas transmittitai' Indos , 
Cujus virtutes cupiunt si scire fidèles 
Hœc perscruteniur quœ coram sculpta videntur. 

Seconde inscription, concentrique à la précédente : 

1» JPFIDVS • IMO!ODIGH • FERVEnSMIG'DONIVS • IRH • 

PCIPIT • HBSGIDITI>OHE • CHPVT • GNSeOtlNHCI 

+ P(er)fidus immodica fervens Migdonius ira 
P(rœ)cipit ahscidi Thomœ caput ense minaci. 

86. 
Cuivre doré. — Bethléem, — i cliché, i copie ^ 

Bassin identique au précédent. 

Suite des scènes de la vie de saint Thomas. 

Première inscription circulaire : 

* FVL6'eTHP0ST0LICISI>ECPELVISCPHISÔPTH'RIV • 

HD'ESTHnSTI>OMH • FID6I0!eRVISSEG0R0NAM • 

COLLVHPRODNO • FLGCTGHTeOlSHNG'VIHeFVSO • 

Fulget apostoUs hœc pelvis c phis o(m)pta trium ' 
Adtestans Thomamfidei meruisse coronam, 
Collum pro Domino flectentem sanguine faso, 

. Deuxième inscription , concentrique à la première : 

1» CVELeXVPLGBIS • DOGTORG • OHRER • DOLefTIS • 

COPRVS • HPLCV • DVCITVR • HDTVMVLVOl • 

Cumfietu^ plehis doclore carer[e] dolentis. 
Corpus^ ap[osto)licum ducitur ad tumulum. 

Je donnerai dans un mémoire spécial la description et l'expli- 
cation des scènes figurées. 

» Cf. n' 85. 

* Ce passage incompréhensible a dû être compiëtement défiguré par une mé- 
prise matérielle du graveur. Il faut probablement le restituer : 

hœc pelvis compta triumphis 

^ n y a eleta surTonginal. 

* n y a COPRVS pour CORPVS sur ^original. 



87'. 
Peinture sur papier. — JénuaUm. — i cliclié. 

Feuille de papier trouvée sous un ancieu enduit, collée ftur l'un 
des murs de la salle du Cénacle, au mont Sion [Neby Daoud). 
Dessus est peint un écusson: trois étoiles roses [gueules) sur champ 
azur; surmonté d'un heaume empanaché; sur le cimier, une étoile 
aux pointes fleuries. Les étoiles sont à huit rais. 

En haut, en caractères gothiques : 

Kitntz' Geudervon Nuremberg tà7i. 



Trouvé avec trois autres feuilles du même genre. Deux ont 
malheureusement disparu'. 

11 existe encore deux familles de ce nom en Allemagne, les 
barons bavarois Geader von Rabenstein et les Geader von Herolds- 
berg. Écu : au i et 4. d'azur au triangle renversé d'ai^ent, chaque 
an^e orné d'une étoile du même. 

' L'original s élé saisi et déposé chei le gouverneur. 

' Conrad. Consister, sur ceEle habitude des pèlerins du xt* siicle d'apposer 
leurs armoiries et leurs noms sur les murs des édifices de Terre-SainlB , les di- 
verses relations du temps, notamment le récit de Faber. 

' L'nne d'dles portait, m'ont assuré les Arabes, d«iuc bmi croiiéi.ix qui rap- 
pdle le s^^mbole bien connu de l'ordre des franciscaiDs ,■ à qui appartenait à cette 
époque le Cénade. 



Peinture sur papier. — Jénaaltm. — i <£ché. 

Feuille analogue à la précédente et provenant du même endroit. 
ÉcussOD avec armoiries. Au-dessus, en caractères gothiques de la 
même époque que les précédentes : Sigmand Laher^. 



Les deux figures sont peut-être deuï queues de poisson cou- 
pées, faisant allusion au nom de Laber [labre, laberdan, sorte de 
morae verte). Il existe aujourd'hui en Autriche des Laber qui 
portent i^'or à dtaa: poissons aageants. d'azur enlrt deax/ascei ondées 
de gueule. 



Porte mvak'e de l'enceùite du Harana. — Jimsalen. — \ clicbi '. 

Vue prise avant l'ouverture de cette porte ou poterne murée, 
qui avait passé jusqu'alors inaperçue, et qu'après l'avoir décou- 
verte j'ai décidé les Turcs à dégager. 



■ L'origiiial était entre les marne d'un ouvrier indigène. 
' Cf. mon «pwtrième rapport (p. i5 du tirage i part), 
' Cf. n° 1 3 1 de cette même section. 



Elle donne accès dans le lerre-pieîn intérieur du Haram, à 
environ 6 mètres au-dessous du sol. 



Marbre. — Àscalon [P}. — i photographie. 

Disque sculpté sur ses deux faces, légèrement convexe. D'un 
côté , étoile à huit branches , à l'intérieur de laquelle est an fleuron. 



Marbre. — Ascalon. — i photographie. 

Bas-relief représentant deux oiseaux fantastiques dans une atti- 
tude bizarre, becquetant une sorte de fleur. 



Brome. — Yâzoûr (près Jajfa]. — i photographie. 
• 

Tige recourbée, paraissant avoir fait partie d'un support de tré- 
pied [il y en a deux autres semblables) et se terminant par une 
tête de dragon ou de griffon tenant dans son bec entr'ouvert une 
petite boule (fruit?) ^. 

' Les originaux des Duméros 90-gi sont actudl^eat chet le bsfoa vim 

Ustinow. 

* J'ai, depuis, trouvé dans les collecLions du Brilish Muieam un traginait 



— 122 — 

93. 
Vue de Selwàn, — i photographie. 

Vue du village situé en face de Jérusalem, de l'autre côté de la 
vallée du Cédron , et montrant les travaux antiques exécutés dans 
le roc; notamment : remplacement de la pierre de Zoheleth; la 
chambre au-dessus de laquelle étaient gravées les deux inscriptions 
héhréo'phéniciennes découvertes par moi en 1870, et Fédicale de style 
égyptien avec les restes d'une inscription du même genre. 

Calcaire poreux. — Saîda [Sidon). — i photographie. 

Fragment d*inscription phénicienne. Deux lignes. Grands ca- 
ractères. 

( Grave « pl.V, A.) 

952. 
Bronze. — Saïda [Sidon), — 1 photographie. 

Figurine haute de o^'iG : Vénus -Astarté nue, debout, le bras 
gauche relevé; la main droite tient encore le bout de la ramie 
brisée portant Tinscription phénicienne Q^l^it^, aux Sidoniens, 
donnée plus haut'. 

. (Gravée, pL m, B.) 

95 his. 
Bronze. — Saïda, — 1 photographie. 

Figurine haute de o™ 16. Femme nue, debout, diadémée; une 



tout à fait sembldble et paraissant provenir du même monument. D est inscrit 
au catalogue d*entrée sous les numéros 80, 5-3 1, 77* La provenance indiquée est 
Gaza, La date de son entrée (1880] me confirme dans Tidée qu'il sort du même 
endroit. 

' Appartenait à M. Pérétié. 

' Chez M. Lôytved, ainsi que les originaux des numéros 96-105. 

' Cf. n** 65 de cette même section. 



— 123 — 

tresse ramenée sur l'épaule; le bras gauche relevé à la hauteur de 
Tépaule; la main droite tenant un objet cylindrique brisé (manche 
de miroir?) 

(Gravée, pi. IV, C.) 

96. 
Brome. — Saîda. — i photographie. 

Figurine haute de o™ 16. Femme nue, debout. Tient de la main 
droite une tresse de ses cheveux ; tenait de la gauche un objet qui 
a disparu (miroir?). Sur la tête, un diadème. Vénus-Astarté (?). 

(Gravée, pi. IV, F.) 

97. 

Bronze. — Saïda, — 1 photographie. 

Figurine haute de o"i6. Femme debout, à moitié nue. Une 
draperie élégante couvre la partie inférieure du corps depuis la 
naissance des cuisses. De la main droite elle tient une tresse de 
ses cheveux; de la gauche elle tenait un objet qui a disparu (un 
miroir?). Les formes sont souples et délicates; la tête a une expres- 
sion charmante. Très probablement, comme les numéros précé- 
dents, Aphrodite-Astarté à sa toilette. 

(Gravée, pL IV, E.) 

98. 

Bronze. — Saîda, — 1 photographie. 

Figurine haute de o"*i55. Femme nue, debout. Au col, une 
bulle d'or pendant à un collier de même métal. Aux bras, des 
armilles d'or. Très beau travail. 

(Gravée, pi. IV, B.) 

99. 
Bronze. — Saîda. — 1 photographie. 

Figurine haute de o" i65. Personnage viril, imberbe, debout, 
drapé à la romaine dans sa toge. 



— 124 — 

100. 
Bronze. — Mont Liban, — i photographie. 

Télé de statuette, destinée à être rapportée sur un corps : Her- 
mès , coiffé du pétase ailé. Entre les deux ailes se dresse un attribut 
indéterminé. Yeux incrustés. 

(Gravée, pl.V, B.) 

101. 
Bronze. — Tortose. — i photographie. 

Figurine haute de o" i8. Femme nue, debout, coiffée d'un dia- 
dème. La main droite, à moitié brisée, ramenée sur le sein gauche; 
la gauche dans la pose de la Vénus dite pudique. Le caractère pro- 
vocant du geste est ici très accentué. Aux bras, des armilles. 
Vénus- Astarté^. 

(Gravée» pi. IV, D.) 

102. 
Bronze. — Tortose. — i photographie. 

Figurine haute de o™ 27. Femme nue, debout, dansant en fai- 
sant claquer ses doigts à la mode orientale. Coiffée des attributs 
fréquents chez les Vénus isiaques gréco-égyptiennes. 

Charmante statuette et des plus curieuses sous le rapport my- 
thologique. C'est Astarté dansante, en personne. A comparer le culte 
du Baal Marcod (Baal danseur), à Beit-Meri, dans le Liban ^. 

(Gravée, pi. III, D.) 

103. 

Bronze (?). — Tyr, — 1 photographie. 

Figurine haute de 0°" o4âi. Personnage imberbe coiffé du pschent 

^ Cf. n** 125, même section. 

' Cf. n" 58 de cette section du catalogue. 



égyptien, assis et piaçaol d'uDe espèce de harpe ou luth. Spéci- 
men de l'art phénicien d'un véritable intérêt. 



104. 
Brome. — Mont Liban. — i photographie. 

Figurine haute de 0°* o55. Panthère accroupie, les pattes de 
devant étendues et écartées, se retournant vers la droite. Elle porte 
suspendu au col un petit masque de Bacchus en ai^nt. 



105. 
Matière indéterminée. — Tortoie. — t photographie. 

Figurine haute de o" o^. Singe cynocéphale de style égyptier 
ssis et portant sur la tête le disque symbolique. 

(Gr.ïée,id. III.G.) 



' Le diché ci'<lcssus ainsi que i%ui dea numéros io6 et log de la mtme ac- 
tion de ce catalogue sont eiapniaièa kïHùloire de t Art daiu t'antiqailJ , deM. Perrot 
(m,p. 77) , à qui j'avais communiqué ces Irais monamenU, et qui, en retour, a bien 
voulu mellre k ma disposition les gravures qu'il en a fait eiécuter d'après mes pho- 
tographies. La grtivare sur zinc ne me paraissant pas rendre avec toute la prë- 
cisioD désiraUe l'aspect de ces curieui spécimens de l'art phénicien, je les ai 
reproduits héliographiquemeut sur las planches m, F, et VI, A cl C. 



— 126 — 

106'. 

Bronze. — Syrie : proveiiunce incertaine. — i photographie. 

Bas-relief fondu et habilement ciselé; découpé en silhouette : 



' Appaiienail k M. Pérétië, ainsi que l«s originaiii des 



— 127 — 
busle de déesse de type égyptien , de profîl à droite, portant sur sa 
léte le disque entre les deux cornes. Au-dessous, une torsade hori- 
zontale formée d'un uraecs couronné qui redresse la tiHe sur le 
front de la déesse; les cbeveux sont tressés en petites nattes ser- 
rées. Rappelle singulièrement la tête de la déesse phénicienne 
de Byblos, la Baaiat Gebal, gravée sur ia slèle Yehawmelek. 

(Gray*,pl.VI,C.] 

107. 

Bronze. — S)T/e ; provenance incertaine. — i photographie. 

Bas-relief fondu et ciselé, découpé en sîlhouelte, comme le pré- 
cédent : urœus couronné du disque entre les deux cornes, re- 
dressé; la queue enlacée en forme de 8. 



108. 
Bronze. — Syrie : prûvenance inceHaine. — i photographie. 

fias-relief fondu et ciselé, découpé en silhouette : le dieu Bès 
trapu, difforme, la face bestiale, la tête surmontée de sa coiffure 
caractéristique, les mains sur les hanches; entre ses jamhes, un 
zig-zag, dont la valeur symbolique est facile k deviner'. 

' Cm trois moDuments, d" io6. 107 el loS , acquis par M. Pérétîé. provien- 
nent d'une localité indétermiuée de Syrie, mais certainement du bassin de l'En- 
phrate. Ils Taisaient peal-étre partie d'un même ensemble décoratif. 



— 128 ■ 
CI., même section, n" 5S. 



109. 

Calcaire dur. — Amnth (au lieu dit ffakr-Abmk). — i photographie. 

Stèie haute et étroite, arrondie par en haut. Hauteur, i" 80; 
laideur, o™ 35 ; épaisseur, o" ao. Brisée eu deux morceaux. Sculptée 
en bas relief: un personnage debout, de profd, vêtu à l'égyptienne, 
coilTé du boDuet conique à bouton, avec l'urseus se projetant en 
avant; imberbe, cheveux bouclés; tenant de ta main gauche un 
lion suspendu, la tête en bas, par les pieds de derrière; de la 
main droite, il brandit une arme recourbée. Il est debout sur un 
lion de profil, rugissant, la queue en trompette, les pattes repo- 
sant sur une montagne à double cime. Au-dessus de la tête du 
héros, le disque embrassé par le croissant ' et, couronnant le tont, 
le disque aux ailes éployées. Mélange de style assyrien et égyptien 
caractéristique de i'art phénicien de haute époque. 
(GraWe.pLVI.A.) 

' Ce lynJxJe, ï cet étot, reproduit, «don mw, l'aïpect de la tune dans le 
phénomène dtl dt fa laniUre caiérit. 



110. 

Calcaire dur. — Palmyre. — i photo^phie. 

Statue de femme mutilée, grandeur naturelle. Elle tient de la 
main gauche une corbeille de fruits appuyée contre son sein, et, 
au-dessobs, de la main droite, des fruits allongés ressemblant à 
des bananes. Facture élégante et sonnée. Très intéressants détails 
de coifiEiire, de vêtements et de bijoux. 
(Graïée,pJ.VI.A.) 



131 — 



• 



111 A et B. 
Marbre. — Balanée, — a photographies (de dos et de face). 

Statuette d*un joli style grec. Aphrodite nue, appuyée sur la 
tête d'un Hermès barbu, ithyphallique,au pied duquel est un petit 
Éros agenouillé. La déesse touche de sa main droite le mollet de 
sa jambe relevée. Le poli du marbre est altéré par un dépôt fer- 
rugineux. 

(Grarée, pl.V, C,D.) 

112 A A, BetC. 

Sur le rocher, aa bord dajleave du, Chien (au nord de Beyrouth). — 

3 photographies. 

Grand texte cunéiforme assyrien récemment découvert sur la 
rive droite du fleuve , c'est-à-dire du côté opposé à celui des bas- 
reliefs égyptiens et assyriens déjà connus. 

113. . 
Marbre. — Jérusalem, — Photographie. 

Fragment d'une inscription des Croisades, probablement mé- 
trique, provenant de la mosquée d'Omar, où il a été mis au jour 
pendant les réparations exécutées en 187 4- Beaux caractères du 
XI* siècle. 11 ne reste que le commencement des lignes, qui étaient 
au nombre de six : 

TolUtur 

quinta su\aé\ 

novem 

qui rap 

mensis 

mericus. e 

Il semble qu'il s'agit d'un personnage nommé Aimericus, dont on 
donne l'âge et la date de la mort. 

( Gravé , pi. X , D. ) 

^ .In iittt. 

10 



— 132 — 

114. 

Sidon. — Estampage. 

Inscription des Croisades, actuellement conservée à Cannes et 
provenant de la collection Lycklama. Je Tai relevée à Cannes 
en septembre 1879, au cours d'une mission en Italie dont m'avait 
chargé le Ministre de l'instruction publique. Croix à double tra- 
verse, entre deux compas. L'inscription, disposée en cinq lignes, 
est dispersée au milieu des symboles figurés. L'ensemble est un 

peu effacé : 

Hic req[u]ies[cit] 
Her(hert?)us ctAmbro. . . 

( Gravée , pi. XI , G. ) 

115. 

Plaque de marbre. — Jérusalem, — Estampage. 

Fragment d'inscription des Croisades très effacée. L'original est 
déposé dans l'établissement français de Sainte-Anne. L'inscription 
est incomplète et parait avoir beaucoup souffert. On distingue les 
traces de six lignes : 

\anni\ ah in[carnatione Dorni]ni 

n(osl)ri Jehu X[risti ] 

XIII indicio[ne ? feriae? 

quin]te jenuari io 

Stralle[r ?. . . . hicja]cet, . . 

(Gravé, pLXII,B.) 

116. 

Mosaïque. — ^Oifa {Edesse). — Dessin \ 

Femme de face, coiffée d'un grand bonnet conique; debout; de- 
vant elle deux petits enfants, dont les cheveux forment une coque 
bizarre, une sorte de volute rejetée sur le côté; j'ai constaté l'exis- 
tence de cette coiffure, caractéristique dans sa singularité, sur un 
mtre monument congénère provenant d'Édesse ^. 

' Remis à M. E. Renan pour le déchiffrement de Tinscription. 

* Publié par M. Sachau, dans la Zeitschrift der deutschen Morgenlàndischen 



— 133 — 

Inscription syriaque estranghélo; à droite, huit lignes; à gauche, 
quatre lignes; difficile à déchiffrer. La copie, exécutée par une 
main inexpérimentée, semble être cependant très fidèle dans sa 
naïveté. 

(Gravée, \)l. IX'.) 

117. 

Plaque rectangulaire, matière indéterminée. — Rhodes, — Dessin. 

Au milieu d'une ornementation élégante, fleurs, fruits, vase, 
rinceaux, inscription hébraïque en caractères carrés. Dix lignes. 
Stèle funéraire. Ne doit pas dépasser l'époque de la Renaissance. 

118. 
Terre ouite (?). — Tchafdar-Hisar (Ascania) ? — Dessin. 

Vase en forme d'olla. Décoration faite d'éléments géométriques. 
En haut de la panse, inscription grecque douteuse. 

119. 
Pierre indéterminée. — Yenichehr d'Asie, — Dessin. 

Bas-relief funéraire représentant un édicule distyle, à fronton 
triangulaire : feuillages, bucranes, palmettes, etc. Entre les deux 
colonnes, édicule dislyle plus petit, cintré, avec un symbole ayant 
approximativement la forme d'un 8. Sur l'architrave, une ligne 
de caractères indéterminés. Plus haut, restes d'une inscription 

grecque de deux lignes : . . .COCNHC CGJCOC NO Z[H]- 

CAC GTH M XAIP(e). 

120 A et B. 

Fragments d'inscription grecque des environs de Ramlé, — 

2 copies d'un indigène. 

Gesellschaft (vol. XXXVI, p. i58), pour rinscriplion seulement. Une photogra- 
phie du monument, communiquée à l'Académie des inscriptions par M. E. Renan , 
montre le buste en bas relief d'un personnage viril coiffé identiquement. 

^ Planche gravée d'après mon dessin pour accompagner l'article de M. Renan 
dans le Journal asiatique (février-mars i883, p. 3 46 et suiv.). 



lO 



— 134 — 
12PAct B. 

Marbre. — Arsoàf (ApoUonias). — 2 dessins; un moulage. 

Statue de o" 70 de hauteur, représentant un épervier de taille 
colossale; mutilée. Les plumes sont figurées par un curieux travail 
d'imbrication. Le bec est brisé. L\)iseau est figuré debout; les 
ailes, fermées, sont à peine indiquées. Les pattes sont absentes. 
Une large entaille pratiquée à la partie antérieure et inférieure du 
corps montre que la statue venait se superposer à quelque autre 
chose. 

Au col de Toiseau est suspendu par un double cordon un mé- 
daillon circulaire, où est sculpté en relief un monogramme grec, 
qu'il faut peut-être lire lOYAlANOC. 

Travail grec de basse époque fait sous une influence égyptienne 
indirecte. Rappelle tout à fait le type de THorus hiéracocéphale, 
d'où est sorti, par voie iconologîque, le saint Georges chrétien 2. 

J'ai montré autrefois que le dieu phénicien Reseph, correspon- 
dant exactement à cet Horus ornithomorphe, ainsi qu'à l'Apollon 
hellénique, avait donné son nom à la ville antique à'Arsoûf (Apol- 
lonias de* Grecs) : cij-»»^! = r]c?-). Il est probable que nous avons 
là une image, réminiscence tardive, du Reseph phénicien, patron 
éponyme de la ville d'ArsoOf. 

(Oravéé.plIl.H.) 

122. 

Yerka (environs de Saint-^ean-d'Acre), — Copie dun indigène. 

Inscription grecque byzantine. Trois lignes. Le reste est enfoui 
en terre. 

123. 
Yerka (envitvm de Saint-Jean-d'Acre), ^^ Copie d'un indigène. 

Fragment d'inscription grecque ou médiévale (?). Une ligne. 
Le reste est caché par une autre pierre. 

^ L*originai était dan» le Hatam de Sidna *Aly; L'autorité locale, mise tn éveil 
par Tintérét que j*y avais attache, Ta depui» fkit saisir et transporter à Jérdlalem. 
' Cf. mon mémoire sur Hônu et saint Georges, 



124. 
Aquedae de Siloi {J4riuahm). — Deuîn. 

Plan et coupe de l'aqueduc percé dans le roc et contenant la 
grande inscription hébraïque arcbaïque n' qo (section II), DresMs. 
àms demande, par mon ami le colonel ^r Charles Warren (R. fi.)* 
d'après ses relevés pris en 1867, Echelle i 7-777- Cotes réellei «- 
primées. Le dessin a élé réduit d'un tiers à la gravure. 
(Gnv<<<, pl.V[l.) 

125 K 
Brome. — Saida {Siden). — i pbptographtt:. 

Statuette d'AsIarté^, nue; geste de la Vénus dite pudique; ar- 
milles; diadème tripartite. Physionomie souriante. Style grec. Hau- 
teur, o" 3 3. Cf. n" 101 de cette section du catalogue, 

(Gr»Y<a,ld. IV. A.) 



. Bronze. — Jaffa [Jappé). — Empreintes. 

Monnaie inédite de Tastique Joppé, au nom de l'empereur 
Hétiogabale '. Cette monnaie tranche un point controversé de la 
numisn)atique paleslinienne. Elle nous prouve, en effet, que 
M. de Saulcy*. en étant tenté de voir, non sans quelque hésita- 
tion, dans les lettres <JiAA l'abréviation de l'épithète *AA(OYIAC), 
avait raison contre M. Reichardt^, qui les prenait pour la nota- 
tion de la date 53i (des Séleucides^ aSi de notre ère). 



.' A M. Lôytved. 

* Cf. les figurines lemblable* îles namérai gâ-(|8 et 101. 

' Je l'ai donnée dans la Rei-ue archéoloi/ique (Tcvrier i8Si . p. 7^), a 

le inlëressante de M. Danicarrère, qui possf!rle l'original. 

' Namiimatitjae de la Ttrrt-Sainte, fi. 177. 

' ffiantr tatmiim, Meitalsclir.,U\, p. | ni et iq3. 



— 136 — 

1271. 

Basalte, — Selgo ou Selik, à deux heures et demie de Samosate, 
sur l*Euphrale. — Estampages et dessins. 

Monument de la plus haute importance, découvert par M. Lôyt- 
ved, qui a bien voulu m'en donner l'estampage et un croquis. 
Stèle quadrangulaire, mesurant i°*5o de hauteur, sur o™63 de 
largeur et o™ 35 d'épaisseur. 

Bas -relief représentant un roi d'Arménie, ou de Commagène, 
qui offre de grandes analogies avec les portraits monétaires de 
Tigrane : debout, en pantalon oriental, présentant la main à l'Hé- 
raklès hellénique, également debout, devant lui, la massue sur 
l'épaule. 

Sur les faces latérales, à droite et à gauche, inscription grecque 
comptant environ 4o4-45 = 85 lignes. Malheureusement ce sont 
des tronçons de phrases sans suite. Il est à supposer que l'inscrip- 
tion se continuait sur la face postérieure; elle aura été détruite, 
à moins qu'elle n'ait échappé à l'attention de M. Lôytved^. 

1283. 

Djebâîl (Byhlos). — Estampage. 

Inscription funéraire en hébreu carré*. Cinq lignes. Épitaphe 
de Hallevi, fils de Manassé, chef de la communauté^, datée de 
l'an lAii de l'ère des Séleucides (iioo après J.-C.) : 

D("')Dn ^idk: 
Snpn c?K-i 

Fournit un synchronisme important pour une inscription ana- 

* In sita, 

^ M. Lôytved m'a confirmé, depuis, pai' lettre, que ma conjecture était exacte 
et que la face postérieure est , en effet , couverte de caractères. 

* L'original est entre les mains d*un indigène. 

* Cf. les deux articles que j*ai consacrés à cette inscription dans la Bevae cri- 
iiqne (19 février et 21 mai i883). 

* vnpn Vm, cf. Benjamin de Tudèle, p. 3o, éd. Asher. 



— 137 — 

« 

logue recueillie autrefois a Djébâïl par M. E. Renan, et à laquelle 
quelques savants avaient été tentés d'attribuer une antiquité exa- 
gérée^. A comparer aux inscriptions juives du Yémen. 

129. 
Beyrouth — Estampages A et B. 

Sur les débris d'un grand sarcophage trouvé du côté du Nahr 
Beyrouth; deux fragments d'inscription grecque se faisant peut- 
être suite. L'un d'eux a conservé l'extrémité du cartouche à 
queue d'aronde qui encadrait Tinscription. Deux lignes. Épitaphe 
chrétienne. 

1302. 
Roc. — Jérusalem (mont des Oliviers), — Croquis*. 

Au-dessus de l'entrée cintrée d'un caveau funéraire creusé dans 
le roc, déblayé par moi : 

TPOJ 

131. 
Jérusalem [mur du Haram), — Croquis*. 

Plans et croquis montrant le résultat des excavations entre* 
prises, sur ma demande, par les Turcs au pied du mur est du 
Haram (enceinte du temple juif). Découverte d'une porte murée, 
inconnue jusqu'ici, donnant accès dans le terre-plein intérieur du 
sanctuaire ^ 

132». 
Roc. — Gezer. — Croquis '. 

Troisième exemplaire de l'inscription bilingue, hébraïque et 

* Cbwolson, Corp. inscr. hebr., p. loi et suiv. Cf. Fr. Lenormant, Essai sur la 
propag, de l'alph* phén,, I, 973. 

* In sita, 

* Gàmet, p. Sg. 

* Carnet, p. ^4 et 45. 

^ Cf. n° 89 de cette même section. 

* In situ. 

' Carnet, p. 55, 74-76. 



— 138 — 

« 

grecque, fixant FemplacenieTit et déterminant le périmètre l^al 
de Ge2er, la fameuse ville royale chananéenne retrouvée par moi 
il y a une douzaine d'années. Deux lignes. 

AAKIOY nu Dnn 

D'Alkios, Limite de Gezer, 

J'avais découvert les deux autres exemplaires en 187^. 

Copie de la nouvelle inscription; plans et croquis montrant la 
disposition topographique des textes. 

J'avais, a l'origine, proposé de voir dans ce mot grec AAKIO 
ou AAKIOY, répété trois fois, une transcription, hellénisée pour 
le son, du nom juif très répandu Heïkias (in^p^n), probablement 
quelque magistrat ou personnage de marque ayant présidé à l'éta- 
blissement de la limite. Nombre de personnes avaient hésité à 
adopter cette conjecture. Je puis la confirmer, grâce à un monu- 
ment que je connais depuis treize ans, et dont l'original, acquis 
ultérieurement par M. Chevarrier, mon prédécesseur à JalTa, est 
récemment entré au Louvre. C'est un grand ossuaire en pierre cal- 
caire surmonté d'un couvercle demi-cylindrique et orné sur sa face 
antérieure et ses deux petits bouts. Il porte en outre une inscription 
grecque qui court sur le bord du petit bout de gauche et de la 
face anlérieure. Je crois bon d'en donner ici une reproduction 
d'après l'estampage que j'ai pris en 1871 et les dessins exécutés 
sous ma direction en 1874 par M. Lecomte, alors que le monu- 
ment était encore en place dans un ancien caveau sépulcral de 
Lydda, dont j'ai également rapporté un plan exact. 

L'inscription se lit : 

Tliipivdvv ou Tlvptvovvy ô xa\ MakOdxrjs iicûv Ahctov ^(ficûvos 
Tœ€ap, 

Je x\e m'arrête pas-, en ce moment, aux formes, très intéres- 
santes cependant, sous bien des rapports, de ïlvpivdvvy MaX- 
BaxriSj Tcdèap^ ni à la question de savoir si iiCf)v est pour vicûv6s. 
Je ne retiens que le nom d^Alkios et son associa tÎKMi au Dom incon- 
testablement iuif de Simon. L'Alkios de Lvdda et l'Alkios de Gezer 
sont rigoureusement homonymes. Il ne serait pas impossible qu'ails 
fussent identiques. Lydda-Diospolis est, somme toute, à peu de 
distance de Gezer, et, si l'on tient compte de ce que l'épUaphe 
de Pyrînthyn a pu être gravée deux générations après l'époque de 



_ 139 — 

soD père ou grand-père Alkios, l'on trouve un intervalle sulHsaDt 
pour justifier l'écart paléographique qui peut exister entre les in- 



Ptce Bulërisurs. 



scriptions grecques de Gezer et rinscription de l'ossuaire, dont 
les caractères sont, d'ailleurs, d'une asseï bonne époque. 



1 



— 140 — 

133. 
Dddjoàn. — Croquis \ 

Position de Dàdjoûn, localité omise par toutes les cartes de Pa- 
lestine > et représentant le Kepher-Dagon de YOnomasticon, 

1342. 
Calcaire grossier. — Jérusalem. — Dessin^. 

Dalle funéraire. Épitaphe chrétienne : 

+ Orfxij iodvns [sic) • éx fiiov BPc. 

135 \ 
ElMoudjeidel, près de Tell-el-Hara, — Copie. 

Inscription grecque relative à la construction d'une tour. Huit 
lignes. Les mots Karà Aafiadxov^ placés immédiatement devant la 
date, paraissent indiquer Texistence d'une ère propre à Damas, ère 
jusqu'à présent inconnue. 

136. 
Bostra, — Copie. 

Sur une pierre mesurant 2" lo X o" 45; dans une maison. In- 
scription grecque. Trois lignes. Construction d'un prétoire pour 
rhegemôn. 

Datée de Tan 385, indiction XIll (Ago après J.-G.) 

137. 
Bostra, — Copie. 

Dans la maison du cheikh. Inscription grecque, inscrite dans un 
cartouche à oreillettes. Quatre lignes. Datée. 

^ Carnet, p. 86. 

^ Chez rarchimandrite de la mission russe. 

^ Carnet, p. i2d. 

^ Ce numéro et les suivants ont été copiés par M. Lôytved , qui a bien voulu 
me communiquer ses copies. Je les crois inédits; tout au moins ils ne figurent 
pas dans les Inscriptions yrecqaes et latines de la Syrie, de M. Waddington. 



— 141 — 

138. 
El-Hît — Copie. 

Inscription grecque métrique. Six lignes. EpiLaphe d^un cavalier 
appelé Diomèdes. 

139. 

El'Heyât. — Copie. 

Dans un cartouche à oreillettes ornées, inscription grecque de 
cinq lignes. 

Proklos, fils d'Aumos, consacre un Hermès pour le salut de 
son fils Agrippianos. 

C'est le pendant exact du numéro 2096 du recueil de M. Wad- 
dington, où nous voyons le même individu consacrer un Gany- 
mède pour son autre fils Aumos ^. 

140. 
Dakir. — Copie. 

Inscription grecque. Trois lignes. Fragment. 

141. 

Dakir. — Copie. 

Inscription grecque. Six lignes. Fragment. 

142. 
Dakir, — Copie. 

Inscription grecque. Une ligne. 

143. 

Souwâret-es-s'ghîr, — Copie. 

Inscription grecque. Quatre lignes. Fragment. 



*■ Cest peat-étre le môme qui, sous h numéro 2098, consacre une Aphrodite 
pour sa fille Asmatbé. 



— U2 — 

Dakir. — Copie. 
Inscription grec(|uç. Deux lignes. 

145. 
Dakir. — Copie. 

Inscription grecque. Quatre lignes. 

146. 
Baalbek. — Copie. 

Dans une maison, sur un piédestal, dont une seule face est 
visible. Inscription grecque. Quatre lignes, 

147. 
Baalbek, "-* Copie. 

Sur un buste. Inscription grecque. Deux lignes. 

148. 
Baalbek, — - Copie. 

Dans le quartier musulman» près de la porte de Homs, sous 
un buste en bas relief. Inscription romaine. Trois lignes. Frag- 
ment. 

149. 

Banlbek, — Copie. 

Dans une maison près de la route. Inscription grecque. Deux 
lignes. Sous un buste sculpté dans une stèle arrondie par en haut. 

150. 
Séleiacie, »— Copie- 
Sur le roc, dans le çaoal : 

DIVVSVESPASIANVS 
ETDIVVSTITVS 
FC 



— 143 — 

151. 

Basalte. — Barin {Raphanœa), — Copie. 

Inscription grecque chrétieDDe. Trois lignes. 

152. 
Barin, — Copie. 

Inscription grecque chrétienne. Une ligne. La date locale 72Ô 
et le chrisme T. 



NOTES COMPLEMENTAIRES. 

Les antiquités portant les numéros 64-67 bis, 94 et 106-111 (sec- 
tion II) ont été recueillies par M. Pérétié pour M. de Clercq et sont 
entrées dans la magnifique collection de celui-ci. Je suis lieureux d'an- 
noncer que M. de Clercq doit prochainement puhlier le catalogue rai- 
sonné de sa collection , avec reproduction , par la gravure , de toutes les 
pièces principales*. Nul n^e^t plus à même que lui d'interpréter savam- 
ment les merveilles qu'il a su réunir. 



L'épitaphe du maréchal du Temple, Hugues de Quiliugo (II, n"* i4), 
a élé publiée par M. Schlumherger dans le Bulletin de la Société des 
antiquaires de France (188a, p. i45), d'après un estampage qu'il tenait 
de M. Chevarrier, mon prédécesseur à JafTa. J'ai vu avec plaisir que je 
m*étais rencontré avec ce savant médiéviste sur la plupart des points dans 
le commentaire de ce texte. La reproduction que j'en donne rectifie en 
plusieurs endroits l'aspect paiéographique de la planche du Bulletin et 
établit qu'il faut bien lire, comme je l'ai fait et comme l'indique, d*ail- 
leurs, la rime : QVILIVGO et non QVILIVCO. 

' La série des cylindres orientaux est déjà sous presse. 



INDICATION 

DES OBJETS GRAVÉS SUR LES PLANCHES, 

AVEC RENVOIS 
AUX NUMÉROS CORRESPONDANTS DES SECTIONS I ET II DU CATALOGUE. 



PLANCHE L 

A =1, 26. — Inscription phénicienne du mont Carmel. (Marbre.) 
B = I, 71. — Inscription en hébreu carré. Ascalon (?). (Marbre.) 

C = II, 5o. ) Chapiteau avec inscription bilingue, hébréo-phénicienne et grecque. 
D = II , 5 1 . ) Emmaûs. ( Marbre. ) 

PLANCHE IL 

A = I, 3. — Tête colossale. Sébaste. (Marbre.) 
B = I, 4. — Fragment de bas-relief. Arsouf. (Marbre.) 
C = I, 21. — Fragment de vase. Jérusalem. (Marbre.) 

D = 11,73. — Fragment d'inscription hébréo-phénicienne. Jérusalem. (Sur le 

roc.) 

I II, 79 A et B. — Ossuaire juif. Jérusalem. (Calcaire.) 

G = 11, 82. — Antéfixe. Pays de Karak. (Terre cuite.) 
H = II, 121 A et B. — Statue depervier- Arsouf. (Marbre.) 

PLANCHE IIL 

A = II, 64. — Disque avec caractères. Sidon. (Bronze.) 

B = II, 66. — Lame avec caractères. Sidon. (Bronze.) 

C = 11, 65. — Rame avec inscription phénicienne. Sidon. (Bronze.) 

D = II, 102. — Statuette d'Astarté dansante. Tortose. (Bronze.) 

E = n, io4. — Figurine de panthère. Mont Liban. (Bronze.) 

F = II, io3. — Figurine de musicienne. Tyr. (Bronze.) 

G = II, io5. — Figurine de cynocéphale. Tortose. 

PLANCHE IV. 

A = II, 125. — Statuette d^Astarté. Sidon. (Bronze.) 
B = n, 98. — Statuette d*Astarté. Sidon. (Brome.) 
C = n, 95 bis. — Statuette d'Astarté. Sidon. (Bronze.) 
D = II, 101. — Statuette d'Astarté. Tortose. (Bronze.) 
E = II, 97. — Statuette d*Astartc. Sidon. (Bronze.) 
F =11^ 96. — Statuette d'Astarté. Sidon. (Bronze.) 



1 



— 146 — 

PLANCHE V. 

A = II, 94* — Fragment d'inscription phénicienne. Sidon. (Calcaire poreux.) 
B = II, loo. — Tête d*Hermès. Liban. (Bronze. ) 

I II , 1 1 1 A et B. — Statuettes d'Aphrodite , Hermès et Éros. Balance. ( Marbre. ) 

PLANCHE YI. 

A B II, 109. — Sièàe phénicienne. Amnth. (Calcaire dur.) 
B := II, 1 10. — Statue de femme. Palmyre. (Calcaire dur.) 
C = n, 106. — Bas-relief, tête de déesse égyptd-phénîcienne. Syrie. (Bronze.) 

PLANCHE VIL 

n, 1 a 4. — Plan et coupe de Taqueduc de Siloé. (D'après les rdevës de sir Charies 
Warren, R. E., au ^; gravés au ^.) 

PLANCHE VIII. 

II, a G. — Inscription hébréo-phénicienne de l'aqueduc de Siloé ^ Jérusalem. 
(Roc.) 

PLANCHE IX. 

H, 1 16. — Mosaïque syriaque avec inscription. (Fac-simiié d'un dessin.) 

PLANCHE X, 

A = I, 106. — Dalle tombale du croisé sire Gautier Meinne-Abeuf. Saint-Jean- 

d'Acre. (Marbre.) 
B = I, 106. — Revers de la dalle ci-dessûs. 

C = 1, 107. — Inscription des Croisades, datée de 1 190. Tyr. (Marbre.) 
D = II, 1 13. — Inscription des Croisades, xi* siècle. Jérusalem. (Marbre.) 

PLANCHE XL 

A = I, 20. — Fragment de bas-relief des Croisades. Jérusalem. (Marbre.) 
B = II, 23. -T- Inscription des Croisades. Jérusalem. (Calcaire.) 
C = U, 1 14. — Inscription des Croisades. Sidon (?). 

PLANCHE XÏL 

A = II, i4. — Inscription des Croisades. Ascalon (?). (Marbre.) 
B = U, 1 15. — Inscription des Croisades. Jérusdem. 

^ La gravure héliographique, exécutée directement d'après le creux en plâtre pris par 
moi sur f original pour la Commission du Corpus inscriptionum semiticarwn, repriSsente 
l'inscriptioD invertie et en relief, et montre le champ avec les traces du cartouche d'en- 
cadrement. 



1 



^A 



\ 



D.TORTOSE 



Mission de M Ckmonl-Gar 



• 



I 



A.AMRITH B_ PALMYRE 



""-"' "","— .r^.- C.SYRIE 

Wission de M Clemiont-Ganncau 



PI. VIT. 




Source de Sitii Mar^'n.' 



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